Comment bien organiser votre potager avec la rotation des cultures ?

La rotation des cultures au potager est une méthode incontournable pour bien organiser le jardin. Cette technique est très facile à mettre en œuvre, d’autant qu’elle permet au sol de ne pas se fatiguer rapidement tout en réduisant les risques de prolifération des maladies. En voici les principes de base.

Les règles de base de la rotation des cultures

La rotation des cultures consiste à ne pas planter le même légume ou la même famille de plantes, sur un même sol, deux années consécutives. En agissant ainsi, on évite la propagation des maladies et des parasites propres à une espèce de plantes. Si on cultive des espèces ayant des besoins spécifiques en matières nutritives sur un même sol sur deux années consécutives, cela épuise rapidement le sol. D’où, la grande nécessité de la rotation des cultures.

Regrouper les légumes et parceller le potager

Deux procédés sont à exécuter lors de la mise en œuvre de la rotation des cultures. En premier lieu, il faudra parceller le potager et chaque parcelle accueillera une variété spécifique durant une saison entière. Il est important de savoir regrouper les légumes en fonction de leurs besoins. Les espèces ayant les mêmes exigences seront placées sur la même parcelle pendant une année puis ils seront déplacés ensemble sur une autre parcelle l’année suivante, et ainsi de suite. Notons qu’il ne s’agit pas uniquement de légumes appartenant à la même famille mais des espèces affichant des similitudes physiologiques.

La rotation des cultures en pratique

Pour faciliter la mise en œuvre de la rotation des cultures, il faudra s’appuyer sur un cycle annuel et sur un parcellement en quatre parties du potager. Ceci veut dire qu’une plante retrouvera sa place d’origine au bout de quatre ans, temps largement suffisant au sol pour se reconstituer. Pour le regroupement des légumes, on distinguera les légumes fruits qui requièrent un sol riche, les légumes racines tels que les radis, les carottes ou les céleris, les légumes feuilles comme le chou, les poireaux ou les salades, les légumes-graines comme les lentilles ou les haricots qui conservent l’azote à l’intérieur du sol mais aussi les légumes vivaces tels que les artichauts ou les asperges.

mardi 24 janvier 2012, par Hélène André