Le cancer du sein après la ménopause

Une étude menée par l’Inserm et publiée dans l’International Journal of Cancer a permis de faire le lien entre le cancer du sein, la ménopause et les comportements adoptés par les personnes concernées. Cette étude a été réalisée à l’Institut de cancérologie Gustave Roussy de Villejuif, dans le Val-de-Marne.

Le contexte de l’étude

Un suivi d’une quinzaine d’années a été réalisé sur 67.000 femmes âgées de 42 à 72 ans. Sur cette population, 497 femmes, qui n’étaient pas encore concernées par la ménopause, ont souffert d’un cancer du sein. Dans la proportion des ménopausées, 3.000 cas de cancer du sein ont été identifiés. Ce pourcentage pourrait être ramené à la baisse en faisant abstraction de certains comportements.

Les mauvaises habitudes à abandonner

Concrètement, un cas de cancer du sein sur deux après la ménopause pourrait être évité en adoptant quelques bonnes habitudes. D’abord, évitez le surpoids. Pour ce faire, surveillez votre alimentation en y laissant une large place aux fruits et légumes. Œufs, fruits de mer, volaille (la peau est à exclure), viande maigre et dégraissée, beurre d’arachide ou encore légumineuses, entre autres auront aussi leur place dans votre assiette. Les apports en fibre sont nécessaires. Vous en trouverez par exemple dans le pain de blé entier et dans les céréales complètes.

Mettez-vous au sport pour éviter de prendre du poids, mais aussi pour garder votre capital santé générale à un bon niveau. Informez-vous, car à proximité de chez vous, vous pourrez trouver des centres qui proposent des séances d’aquagym, de yoga ou d’aérobic pour sénior. Quelques minutes de marche par jour pourraient aussi vous faire le plus grand bien.

Réduisez votre consommation d’alcool qui peut aussi être responsable des bouffées de chaleur, de la dépression et des troubles du sommeil.

Les traitements hormonaux pointés du doigt

Afin de réduire la gêne causée par la préménopause et la ménopause, il n’est pas rare de suivre un traitement hormonal. Lorsque les médicaments utilisés sont assimilés à une progestérone naturelle micronisée, l’incidence sur la survenance du cancer du sein est moindre. Par contre, lorsqu’il s’agit de progestatifs de synthèse, le risque est nettement plus important. Un médicament, le tibolone, sort même du lot et a été nommément désigné, même si les statistiques des cas ne sont pas significatifs.

mercredi 6 juillet 2016, par Romain Morillon