Assurer son chat ou son chien : est-ce une bonne idée ?

Vous vous demandez si vous devez souscrire à une assurance pour votre chat ou votre chien ? Est-ce une bonne idée d’assurer votre animal de compagnie ? Voici quelques éléments de réponse qui vous orienteront sur la décision à prendre.

Des soins très coûteux

Lorsqu’un chat ou un chien tombe malade ou est victime d’un accident, les soins peuvent être très coûteux. À cela s’ajoutent les dépenses de santé qui peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros au cours d’une année. Si on ne tient compte que des frais de prévention, comme les vaccins, la castration, le prix des vermifuges, l’identification, un chien nécessite plus de 3 000 euros durant toute sa vie. Pour un chat qui a une espérance de vie de 15 ans, il faut prévoir plus de 2.000 euros.

En cas d’accident ou de maladie assez grave, la facture peut être salée. Si un chien est victime d’un accident de voiture (il se fait renverser par exemple), les coûts des opérations et de la rééducation se chiffrent en moyenne à 1.500 euros. Pour une pathologie grave nécessitant de lourdes interventions, les frais peuvent dépasser 3.000 euros. Afin de faire face à de telles éventualités, 80% des Suédois et 40% des Britanniques ont assuré leur animal de compagnie. Ce pourcentage est encore très faible en France, puisqu’il est inférieur à 3%.

Une assurance pour limiter les dépenses

Une assurance pour animaux de compagnie permet aux maîtres de limiter leurs dépenses. Les assureurs proposent diverses formules, comme la couverture de base dont le coût ne dépasse généralement pas 17 euros par mois. Elle protège l’animal en cas de maladie ou d’accident. Pour une assurance complète qui couvre les visites périodiques chez le vétérinaire, les frais de vaccination et de stérilisation, il faut débourser entre 25 et 70 euros par mois.

Il convient toutefois de noter qu’aucun contrat d’assurance ne prévoit le remboursement intégral des frais de santé d’un chat ou d’un chien. Les propriétaires ont le choix entre un dédommagement partiel ou le versement d’une franchise complémentaire. Il faut également tenir compte d’un délai de carence durant lequel l’animal n’est pas encore pris en charge. Cette période varie de 48 heures à 3 mois, dans le but d’attester la bonne santé de l’animal de compagnie au moment où son maître souscrit à une assurance pour le couvrir.

mardi 16 juillet 2013, par Romain Morillon