Le virus Zika : ce qu’il faut savoir

Le mardi 02 février dernier, l’Organisation mondiale de la santé ou OMS déclare que l’épidémie du virus Zika constitue une urgence de santé publique de portée mondiale. Voici quelques informations à savoir sur ce virus transmis par le moustique aedes.

Après la dengue et le chikungunya, les moustiques véhiculent le virus Zika

Les dernières épidémies causées par ce virus remontent à 2013, en Polynésie française. En 2015, le Brésil est aussi touché. Dans les deux à sept jours après la piqûre du moustique, des éruptions cutanées apparaissent. Le sujet peut également être victime de conjonctivite, de céphalées et de douleurs articulaires ou musculaires, des symptômes assimilables à ceux de la grippe. Les conséquences sont beaucoup plus graves chez les nouveau-nés : ils sont atteints de microcéphalie (la taille de la boite crânienne est inférieure à la moyenne). Des recherches sont actuellement en cours pour approfondir le lien entre cette pathologie et le virus Zika.

En Colombie, trois décès sont à déplorer à cause du virus, et il risque d’il y en avoir encore plus. Les symptômes ont entraîné des complications causant cette mortalité. D’autres pays d’Amérique du Sud, le Brésil entre autres, sont fortement touchés par le virus avec plus d’un million et demi de cas enregistrés. Le continent africain est également touché.

Le traitement préconisé à l’heure actuelle consiste à boire beaucoup d’eau et à prendre des médicaments contre la fièvre et la douleur. Le repos est aussi nécessaire, et il est toujours nécessaire d’obtenir un avis médical.

Modes de prévention à court et long termes

À l’heure actuelle, il n’y a pas de vaccin contre le virus Zika. Le moyen d’éviter le virus consiste à éviter la reproduction du moustique aedes. Ce résultat s’obtient en couvrant ou en éliminant tous les endroits pouvant contenir ou retenir de l’eau, qui est l’habitat naturel de cet insecte. Une aspersion d’insecticide et de larvicide est aussi réalisée lorsque la population de moustiques devient trop importante. Des recherches sont actuellement en cours pour créer en laboratoire des moustiques mâles qui deviennent mortels pour les futures larves. Celles-ci devraient mourir avant même leur éclosion.

Si vous devez voyager dans un pays touché par l’épidémie, n’oubliez pas d’emmener des produits répulsifs ou anti-insectes. Portez des vêtements près du corps, et qui vous recouvrent entièrement. Dans votre logement, gardez les ouvertures vers l’extérieur hermétiquement fermées et utilisez une moustiquaire pour dormir.

vendredi 19 février 2016, par Romain Morillon