Avantages et inconvénients d’une vente en viager

Pour une retraite plus aisée avec des revenus garantis à vie, on vous a proposé la vente immobilière en viager ? Cela signifie que vous vendez votre maison en percevant tout d’abord une somme importante, appelée le bouquet, puis un revenu régulier jusqu’à votre mort, tout en continuant à vivre dans votre maison. Ce n’est alors qu’après ce moment que l’acheteur peut jouir de son acquisition. Ce type de vente immobilière entraîne pour l’acheteur un risque relié à l’incertitude de la durée du contrat. Pour vous, vendeur, quels en sont les avantages et les inconvénients ?

Les avantages d’une vente en viager

Le principal avantage d’une vente en viager est la certitude de percevoir un revenu régulier jusqu’à votre décès. En plus de votre pension-retraite, ce revenu pourrait améliorer votre niveau de vie et votre quotidien. Le second avantage réside dans le fait que vous continuez à vivre dans votre maison jusqu’à votre décès, date à laquelle l’acheteur devient alors propriétaire à part entière. Le troisième avantage consiste en l’obtention de ce qu’on appelle le bouquet : une grosse somme d’argent qui représente une proportion de la valeur du bien immobilier. Plus vous êtes avancé en âge, plus cette somme est importante. Vous pourrez alors l’utiliser dans des rêves jusque-là irréalisables, comme un tour du monde par exemple. Enfin, en tant que sénior, vous bénéficiez d’un abattement fiscal lors de la vente. Plus vous êtes âgé, plus l’abattement est également important.

Les inconvénients d’une vente en viager

Administrativement et financièrement parlant, la vente en viager ne présente que des avantages. Cependant, cette décision n’est pas facile à prendre et beaucoup de familles se sont désunies à cause de ce système. En effet, les enfants n’approuvent pas toujours la vente d’un bien immobilier, parce qu’il peut s’agir d’un patrimoine à hériter. Si certains comprennent vos besoins d’assurance financière et vos envies de confort, d’autres enfants considèrent cela comme un manque de respect ou un manque de considération. Ainsi, après le décès des parents crédirentiers – bénéficiaires financiers de la vente en viager – les enfants tentent de récupérer l’objet de la vente en faisant annuler le contrat. Pour pallier à cette procédure contraignante pour les acheteurs, les contrats sont forcément basés sur des clauses définissant bien ce qui permet une annulation du contrat, par exemple, si le vendeur décède dans les 20 jours après la signature.

jeudi 30 juin 2011, par Romain Morillon