Les causes des difficultés respiratoires

La respiration est un acte automatique au cours duquel l’air est inspiré puis expiré. La dilatation et la contraction de la cage thoracique provoquent l’appel et l’expulsion d’air.
Toutefois, certaines personnes présentent une difficulté pour respirer. Pourquoi ?

L’obstruction des trachées et des bronches

L’obstruction des voies respiratoires constitue une des causes majeures de la gêne respiratoire. Si les voies nasales sont bouchées, suite à un rhume par exemple, on est amené à respirer par la bouche. Or avec ce mode de respiration, des impuretés peuvent s’introduire à l’intérieur de l’organisme : poussières, microorganismes, pigments, mucosités. Ces éléments engendrent l’obturation de la voie intermédiaire entre les conduits nasaux et le poumon, c’est-à-dire la trachée et les bronches, rendant la respiration difficile. Il suffit de tousser ou de cracher les éléments qui bouchent les conduits respiratoires pour que vous puissiez respirer normalement. Il arrive parfois que les parois des conduits présentent une lésion, occasionnant un dysfonctionnement de la fonction respiratoire.

La déficience pulmonaire

Les personnes sujettes à une maladie des poumons éprouvent fréquemment une difficulté à respirer. En effet, les maladies pulmonaires, principalement l’inflammation de la plèvre ou pleurésie, laissent souvent des séquelles. Les deux feuillets de la plèvre ne peuvent plus se glisser l’un sur l’autre, causant une douleur ou une gêne à chaque inspiration. En outre, il a été observé que la plupart des personnes âgées souffrent de gênes respiratoires. Ceci peut résulter du développement excessif ou de la dégénérescence de la paroi pulmonaire. En fait, les parois des alvéoles perdent leur élasticité au cours du temps, rendant la respiration difficile.

Les troubles au niveau du système nerveux central

On constate souvent que l’on a du mal à respirer en cas d’émotions fortes. La peur et même la joie profonde peuvent mener à un trouble de la respiration. La respiration est sous le contrôle du centre respiratoire, localisé dans le cerveau. Ce centre stimule fortement la respiration qui s’accélère au cours d’une forte émotion. Le centre de respiration peut également envoyer des signaux aux organes respiratoires quand il y a des troubles détectés au niveau d’autres organes : paralysie infirmant les muscles entre les côtes et le diaphragme. Si ces muscles sont affectés, la respiration devient difficile.

mercredi 8 juin 2011, par Romain Morillon