Comment prévenir et traiter l’oïdium des cucurbitacées ?

En fin de saison, les cucurbitacées peuvent être touchées par l’oïdium. Cette maladie se manifeste surtout au niveau des feuilles. Voici quelques conseils pour prévenir et traiter ce mal qui ravage les jardins.

Prévenir l’apparition de l’oïdium des cucurbitacées

Il ne faut pas attendre l’apparition de l’oïdium pour s’en soucier. Il est vivement recommandé d’entreprendre des opérations de prévention. Au moment de planter, prévoyez de l’espace entre les sujets. Les plants sous abri doivent être fréquemment aérés. Bien que les cucurbitacées exigent un sol riche, il est recommandé de ne pas utiliser d’engrais contenant trop d’azote. Privilégiez le compost et évitez le fumier. Si vous entreprenez une culture sous abri, faites appel à des variétés qui résistent bien à l’oïdium. Prendre ces différentes précautions permet de prévenir l’attaque des champignons. Si ces derniers se manifestent quand même, agissez dès les premiers signes et débarrassez-vous des parties contaminées. Ces dernières seront, de préférence, brûlées.

Arrêter le développement de l’oïdium

Pour stopper la croissance de l’oïdium, vous pouvez préparer faire macérer de la prêle des champs, plante qui contient beaucoup de silice organique. Faites trempez un kilo de prêle fraîche dans dix litres d’eau pendant vingt-quatre heures. Faites-le ensuite bouillir pendant une demi-heure. Par temps embrasé et humide, cette décoction n’est pas suffisante pour venir à bout de l’oïdium. Il faudra faire appel au soufre.

Pour éradiquer l’oïdium, il n’y a rien de plus efficace que le soufre. Vous pouvez avoir recours au soufre fleur, au soufre mouillable à pulvériser ou au soufre sublimé sous forme de poudre. Ce produit doit être utilisé à une température allant de 20 à 25°C. Au-delà de cette température, les plantes pourraient brûler. Cette toxicité est exacerbée par temps chaud mais peut être réduite en mélangeant le soufre avec des poudres d’algues et de plantes ou de terpènes de pin.

dimanche 1er avril 2012, par Hélène André