Stévia VS sucre de canne : quelles différences ?

Depuis quelques années, on parle beaucoup du « stevia » comme le sucre de l’avenir. Mais certains préfèrent toujours le sucre de canne, notamment pour la cuisine. Stevia ou sucre de canne ? À chacun de choisir en fonction de ses convictions.

Le stévia (Stevie rebaudiana)

De la famille du tournesol et de la chicorée, et originaire d’Amérique du Sud, cette plante est en bonne position pour détrôner les édulcorants divers dans le remplacement du sucre dans l’alimentation. Utilisé depuis des siècles par les populations indigènes de l’Amérique du Sud, le stévia a été cultivé au Japon, mais fait doucement son entrée dans l’alimentation des Européens.

Son pouvoir sucrant est nettement supérieur à celui du sucre de canne (jusqu’à 200 fois) et ceux des édulcorants classiques. Outre son exceptionnel pouvoir sucrant, le Stevia est un excellent allié santé-minceur puisqu’il n’apporte pratiquement aucune calorie. On utilise généralement ses feuilles que l’on réduit en poudre. Cette plante offre une excellente alternative au sucre de canne pour lutter contre l’obésité, le diabète et les caries dentaires, mais aussi pour le rééquilibrage des régimes.

Le sucre de canne

Produit qui a révolutionné les pays tropicaux et à l’origine de la traite des Noirs, le sucre de canne est toujours en première place en ce qui concerne les produits sucrants. Bien que ses effets quelque peu néfastes sur la santé sont déjà plus ou moins connus, il reste apprécié des utilisateurs, notamment les cuisiniers : sucre blanc ou sucre roux, rien que sa couleur peut modifier le goût d’un plat.

D’autre part, le sucre de canne offre plus de possibilités en comparaison avec les édulcorants : on ne peut pas faire de bonbons avec des édulcorants, tout comme les sirops de fruits qui y perdraient du goût. De plus, le sucre de canne est énergétique : comparez la différence entre une boisson sucrée au sucre de canne et une boisson sucrée à l’édulcorant après un gros effort.

Stevia rebaudiana ou sucre de canne ? C’est à chacun de choisir le produit correspondant à ses besoins réels. Et puis, rien n’empêche d’avoir l’un et l’autre dans la cuisine et de les utiliser en fonction des cas.

samedi 16 février 2013, par Romain Morillon