Attention aux somnifères, à prendre avec précaution !

Selon un communiqué publié récemment par la HAS (Haute Autorité de Santé), environ 33% des personnes âgées sont sujets aux troubles du sommeil. Elles prennent ainsi des médicaments de façon chronique. Cependant, les spécialistes du secteur de la santé recommandent de ne pas ingérer automatiquement des somnifères.

Des actions de sensibilisation et d’information

Le sommeil évolue au fur et à mesure de l’avancée en âge. Pour les personnes ayant plus de 65 ans, les nuits deviennent plus courtes. Elles sont réveillées plus fréquemment et doivent fractionner leur temps de sommeil au cours de la journée. En raison de ces transformations physiologiques, elles sont amenées à consulter leur médecin traitant qui leur prescrit trop souvent des somnifères. Parfois, le traitement n’est pas adapté au cas du patient. Il en résulte des effets nocifs, comme les troubles de la mémoire, la dépendance aux médicaments et les prédispositions aux chutes.

Face au constat que la consommation de somnifères chez les seniors n’a pas tendance à diminuer et à l’inutilité de certaines prescriptions, la HAS a décidé de relancer ses actions de sensibilisation et d’information auprès des usagers et des professionnels. Cette autorité met également à la disposition des médecins des outils pratiques afin de les orienter vers un diagnostic approprié au cas de chaque patient. Les personnes âgées qui se plaignent d’un trouble du sommeil bénéficient d’un entretien particulier durant la consultation au lieu d’une prescription systématique de somnifères.

Un traitement de courte durée

Les études ont révélé que seuls 10 à 20% des seniors sont véritablement insomniaques et doivent consommer des somnifères. Le traitement doit cependant être de courte durée. Ils peuvent également recourir aux thérapies cognitives et comportementales ou aux techniques de relaxation qui constituent d’excellentes alternatives pour éviter l’ingestion de médicaments. Le médecin doit par ailleurs détecter la présence de signes associés afin d’orienter le patient vers un spécialiste en cas de besoin.

Pour les sujets qui ont l’habitude d’avaler des somnifères, il est donc vivement conseillé d’en finir avec la prise chronique de ce genre de médicament. Toutefois, l’arrêt doit être progressif. Les patients doivent être suivis de près par leur médecin traitant. Il est recommandé aux thérapeutes de ne pas prescrire ou renouveler systématiquement un traitement sans avoir réalisé au préalable une évaluation de l’état clinique du patient.

lundi 29 octobre 2012, par Romain Morillon