L’alcoolisme chez les personnes âgées : un problème à ne pas prendre à la légère

Le problème de consommation d’alcool chez les personnes âgées est souvent pris à la légère en France. Compte tenu des dangers pouvant découler d’une telle habitude, la responsabilité de soumettre les seniors alcooliques à un traitement convenable incombe entièrement à leur famille et à leurs proches.

L’alcoolisme chez les personnes âgées : causes et manifestations

Quand le thème de l’alcoolisme est débattu, les intervenants centrent souvent les discussions sur les méfaits de cette pratique à l’endroit des adolescents et des jeunes adultes mariés. Aussi, les professeurs chercheurs de l’Université de l’Ohio ont récemment entrepris des études concernant le phénomène de l’alcoolisme chez les seniors. Sortis au mois de novembre 2009, les résultats de cette étude annoncent que les seniors ayant des soucis avec l’alcool boivent plus que les adolescents ou les jeunes adultes partageant la même habitude.

L’alcoolisme concerne actuellement plus de 30% des seniors de plus de 65 ans en France. Pour les uns, cette habitude a été contractée depuis la trentaine ou la quarantaine. Pour les autres, la consommation d’alcool constitue une manière de noyer sa solitude, son sentiment d’inutilité ou encore la perte subite d’un être cher. Les seniors ayant des soucis avec l’alcool peuvent être des consommateurs occasionnels mais à quantité excessive ou encore des consommateurs dépendants. Avec l’expérience, les consommateurs dépendants ont appris à dissimuler les effets de l’alcool sur leur comportement. Du coup, la famille ne voit pas l’intérêt de leur faire suivre un traitement.

L’alcoolisme chez les personnes âgées : méfaits et traitement

L’alcoolisme est un véritable danger pour les seniors enclins à cette habitude malsaine. Consommé sans modération, l’alcool entraîne des troubles au niveau de l’appareil locomoteur des seniors. Il augmente significativement les risques de chutes et donc de blessures physiques. Il affaiblit le système immunitaire et favorise le développement des maladies cardio-vasculaires et neurodégénératives. Loin d’être une solution, la consommation d’alcool aggrave les problèmes psychologiques comme la perte de l’estime de soi ou la sensation d’arriver en fin de vie.

Les personnes âgées victimes de l’alcoolisme ont besoin d’une assistance médicale et psychologique soutenue. Ainsi, l’entourage ne doit pas opter pour le laisser aller à l’endroit de ces personnes. La longévité n’est pas un mot vide de sens. Les seniors peuvent ainsi en bénéficier dans la mesure où ils accordent de l’importance au maintien de leur bien-être et de leur santé. Un programme de sevrage alcoolique est donc le bienvenue chez les personnes âgées devenues dépendantes à l’alcool. Ce programme doit être doublé d’un suivi progressif permanent. Pour éviter les récidives après traitement, les seniors doivent s’investir dans des activités bénéfiques comme le sport, les jeux de société ou les ateliers de lecture.

vendredi 18 décembre 2009, par Carole Mercier