Santé des seniors : les risques encourus suite à la prise de certains médicaments

Les médicaments sont censés être bénéfiques. Mais pour les sujets âgés et déjà fragiles, la prise de certains médicaments n’est pas sans risque.

Médicaments à risque, une tendance à la dépendance chez les seniors

La situation semble être un cercle vicieux. Les médicaments considérés comme à risque sont les mêmes qui sont prescrits aux seniors : les neuroleptiques, les antidépresseurs ou encore les benzodiazépines. Les neuroleptiques sont prescrits dans le cas d’états psychotiques mais peuvent également, à faible dose, calmer les anxiétés et les agitations. Les antidépresseurs sont également des médicaments « appréciés » par les personnes âgées, certaines se sentant délaissées par la société, ou fragilisées psychologiquement demandent à ce que leur soient prescrits ces antidépresseurs. Et enfin les somnifères de la classe des benzodiazépines, dont certains sont considérés comme « accrocs ».

Neuroleptiques, antidépresseurs et benzodiazépines sont donc considérés comme à risque pour les seniors. Ces médicaments ne sont disponibles que sur prescription médicale, aussi, le médecin traitant devrait se pencher davantage sur le rapport bénéfice/risque et ne pas se contenter d’énumérer les effets indésirables des médicaments qu’il prescrit. La fragilité est souvent évoquée car le risque prend souvent la forme d’une intolérance chez les sujets âgés. En effet, leur organisme, par rapport à des sujets jeunes, a plus de mal à supporter les médicaments, notamment les trois catégories que nous venons d’évoquer.

Risques de chutes liés aux médicaments chez les personnes âgées

Des études ont déjà été produites sur les risques de la prise de certains médicaments comme les antidépresseurs et autres médicaments dits sédatifs. Ces études ont révélé que effectivement, ces médicament favorisaient les chutes chez les personnes âgées. Cette hypothèse à encore une fois été démontrée grâce aux études effectuées par des chercheurs au Canada. Ces derniers ont fait une synthèse de plusieurs études internationales pour au final, confirmer que les neuroleptiques, antidépresseurs et autres benzodiazépines n’étaient pas étrangers à la fréquence des chutes chez les seniors. Un problème lorsque l’on prend conscience qu’à l’échelle de la population mondiale, un octogénaire sur sept est traité avec l’un ou l’autre de ces médicaments.

La situation est d’autant plus alarmante quand on sait que le décès d’un senior sur cinq fait suite à une chute. Certes cette situation n’est pas absolue, et il s’agit ici de risque statistique, mais la situation est tout de même préoccupante. Cette étude montre en effet que le risque de chute est multiplié par 1,68 avec la prise d’antidépresseur. Ce chiffre est ramené à 1,57 pour un traitement avec les benzodiazépines. Ainsi, pour toute prescription, la prudence est de mise, ceci est valable pour les deux parties patients comme médecins. Ces médicament peuvent être bénéfiques, mais il faut absolument considérer tous les risques qu’ils font encourir à ceux qui les prennent afin de limiter au mieux d’éventuels accidents.

samedi 28 novembre 2009, par Carole Mercier