Le printemps, c’est aussi la saison des allergies

Si les beaux jours font sourire, ils peuvent également faire souffrir. Le printemps est signe des premières allergies respiratoires, comme le rhume des foins. Ces allergies peuvent être atténuées ou disparaître grâce à des traitements spécifiques prescrits par le médecin.

Le rhume des foins : reconnaître les symptômes

Appelé rhinite allergique, le rhume des foins est le plus souvent lié à une allergie aux pollens d’arbres ou d’herbacées, notamment le bouleau, le cyprès, les frênes, l’ambroisie… Les symptômes du rhume des foins sont similaires à un gros rhume. Il se manifeste par un écoulement incessant du nez, des démangeaisons au niveau des yeux, des éternuements, fatigue, perte de l’odorat partielle ou totale, des sensations d’essoufflement. Chez certaines personnes, ces symptômes sont liés à des cas de conjonctivite et dans les cas plus sévères, ils se transforment en crise d’asthme ou des urticaires. Généralement, les allergies surviennent dès le mois de mars dans le Sud de la France, d’avril à juin dans le Centre et de mai à juin dans le Nord. La saison pollinique commence à arriver plus tôt en raison du réchauffement climatique, les pollens des arbres peuvent apparaître dès le mois de février ou mars. En août pour les herbacées et en décembre pour les cyprès.

Le rhum des foins : les traitements adaptés

Si vous êtes sujets à des allergies printanières, il est conseillé de consulter un allergologue qui vous donnera les traitements nécessaires. En général, il vous prescrira un antihistaminique vendu sous forme de cachets, de spray ou de gouttes oculaires. Si les symptômes sont très sévères, le médecin peut vous donner un spray corticostéroïde. Si ces deux traitements ne sont pas efficaces, le médecin peut pratiquer la désensibilisation en injectant de petites quantités d’allergène une à deux fois par semaine. Elle est efficace dans 80% des cas. D’autres gestes quotidiens sont également efficaces pour atténuer les allergies, comme fermer les fenêtres la nuit, faire sécher son linge à l’extérieur, éviter de courir dans les parcs dans la journée. Il est aussi possible de suivre des traitements d’immunothérapie à base d’extraits de pollens ou d’acariens.

vendredi 3 mai 2013, par Romain Morillon