Retraite à l’étranger : tout ce qu’il faut savoir sur la fiscalité

Vous êtes de plus en plus nombreux à faire le choix de partir à la retraite dans un pays étranger. Quels sont réellement les avantages ?

Retraite à l’étranger : tout sur la protection sociale

Maroc, Espagne, Tunisie... sont les destinations privilégiées des retraités français. Pour la simple et bonne raison que ces pays regroupent tous les critères pour vivre une retraite paisible : une bonne qualité de vie, du sable blanc, une mer bleu turquoise, des palmiers ondulants sous la brise et du soleil toute l’année... Bref, de quoi séduire les seniors qui n’hésitent pas à partir avec meubles et bagages entamer une toute nouvelle vie à l’étranger ! Côté administratif, les démarches sont également facilitées. À l’heure actuelle, l’Union Européenne coordonne par exemple les systèmes de sécurité sociale de 27 états membres pour leur permettre d’éviter les différentes opérations inhérentes à ce changement. Cette mesure est aussi valable pour les pays de l’AELE qui regroupe l’Islande, la Norvège et la Suisse.

Pour en bénéficier, il suffit pour cela d’aviser la Caisse nationale d’Assurance Vieillesse de son changement de domicile. Cette dernière se charge alors de fournir à l’expatrié un formulaire qui lui permet alors de bénéficier de la même couverture sociale que celle des habitants locaux. Bien entendu, cela ne vous empêche pas de contracter une mutuelle de prévoyance santé chez un assureur privé si vous jugez cette couverture sociale insuffisante. Par ailleurs, si vous avez choisi un pays hors de l’UE, il faudrait dans ce cas, cotiser à la Caisse des Français à l’étranger. À ce moment-là, toutes les dépenses de santé réalisées dans ce pays étranger seront remboursées aux mêmes taux ou tarifs appliqués en France.

Retraite à l’étranger : tout ce qui concerne l’imposition

Choisir un pays étranger pour passer sa retraite présente aussi de nombreux avantages en nature. En effet, selon certaines conditions, les retraités continuent de recevoir les mêmes pensions comme s’ils étaient en France. Le Maroc, qui accueille un petit peu moins de 40 000 Français, donne la possibilité à ces retraités de profiter d’un abattement de 40 % sur leurs revenus imposables. Mieux encore, dans ce même pays, les retraités peuvent profiter d’une exonération jusqu’à 80 % sur l’impôt sur le revenu s’ils acceptent de transférer dans le pays toute sa pension de retraite française. Pour continuer à recevoir sa pension, deux choix sont possibles : le premier consiste tout simplement à ouvrir un nouveau compte bancaire dans le pays de destination et de faire une demande de virement automatique de sa pension à partir de son compte français vers ce compte, ou plus simplement, y faire verser sa pension directement !

Dans ce deuxième cas, le retraité perçoit donc sa pension dans la monnaie du pays dans lequel il séjourne. Cependant, tous les pays étrangers n’appliquent ces mesures. Pour éviter de se voir taxer d’une double imposition, c’est-à-dire par l’administration française et celle de votre pays de résidence, on vous recommande alors de lire la convention fiscale établie en France et votre pays d’accueil puisque c’est le seul moyen de vérifier la manière à laquelle seront taxés vos revenus ! Vous la retrouverez sur le site web du Ministère des Finances qui explique clairement la répartition des taxes entre les deux États. Un foyer qui séjourne plus de 183 jours en France ou alors, si ses intérêts économiques y sont situés, la législation impose que celui-ci continue à payer ses impôts en France.

vendredi 22 avril 2011, par Carole Mercier