Les démarches à suivre pour une retraite à l’étranger

De nombreux seniors partent à l’étranger afin de savourer en toute sérénité de leur retraite dans un endroit dont ils ont rêvé depuis longtemps. Ceux qui envisagent de franchir le pas hésitent encore, car ils ne connaissent pas les démarches à réaliser.

Les démarches pour percevoir la pension

De plus en plus de seniors sont séduits par l’idée de passer leur retraite à l’étranger, pour ne citer que le Maroc et l’Espagne. On dénombre actuellement un million de retraités français qui ont quitté l’Hexagone. Ils ont pris cette décision pour jouir de moments très agréables dans un lieu idyllique, mais aussi parce qu’il leur est assez facile de percevoir leur pension dans ces pays. Il suffit d’informer la CNAV (Caisse nationale d’assurance-vieillesse) de leur départ et de fournir leur nouvelle adresse à cet organisme.

Si vous projetez d’habiter à l’étranger pour votre retraite, après avoir contacté la CNAV, vous devez ouvrir un compte auprès d’une banque du pays de destination. Vous communiquerez ensuite les informations y afférentes à l’organisme précité pour pouvoir toucher votre pension de retraite, là où vous vous établissez pour passer vos vieux jours. Vous dépendrez entièrement de la législation française si vous ne percevez qu’une retraite française.

L’assurance maladie et les impôts

Il en est autrement si vous vous déplacez dans un pays membre de l’Union européenne. Dans le cas où vous touchez une pension de ce pays en marge de celle que vous percevez en France, vous devez vous soumettre à la législation en vigueur dans l’État où vous habitez désormais. Pour l’assurance maladie et les impôts, il est vivement recommandé de vous informer au préalable pour éviter bien de désagréments. Le contexte est en effet un peu complexe sur ces deux volets.

Les démarches à réaliser varient en effet en fonction de votre destination. Si vous comptez partir dans un pays membre de l’Union européenne ou une nation ayant fait une convention avec la France, votre couverture sociale contractée en Hexagone demeure valable. Autrement, vous devez vous affilier à la CFE (Caisse de Français à l’étranger) pour souscrire à une assurance volontaire maladie. Quant aux impôts, ils dépendent de plusieurs facteurs, comme le temps de séjour en France, l’implantation de vos intérêts économiques, la convention fiscale entre le pays de destination et les pouvoirs publics français. Il importe de vous renseigner avant de partir.

samedi 26 mai 2012, par Romain Morillon