Non au retrait de permis des seniors

Les débats sur le contrôle des aptitudes à la conduite des personnes âgées réapparaissent. La plupart des intéressés disent non au retrait de permis des seniors en invoquant le seul motif de l’âge.

Conduire pour préserver l’autonomie

Les personnes âgées qui ont l’habitude de conduire leur voiture restent très attachées à leur véhicule et éprouvent du plaisir lorsqu’elles sont au volant. Ainsi, elles disent non au retrait de permis des seniors si leur âge constitue le seul motif invoqué. En outre, la conduite leur permet de préserver leur autonomie. Une étude réalisée en 2008 par la Prévention routière et la Fédération française des sociétés d’assurances a démontré que l’automobile représente un véritable symbole pour les personnes du troisième âge et elles tiennent à leur direction.

Pour les seniors, l’obtention du permis signifie une aptitude à la conduite qui ne doit pas être remise en question si aucune infraction n’a été commise. Ils luttent farouchement contre le retrait du permis parce qu’ils ont dépassé un certain âge. Certains d’entre eux arguent qu’ils demeurent encore vaillants, que leurs facultés intellectuelles sont intactes. Ils estiment, en outre, que grâce à leur solide expérience de la conduite, leurs réflexes se sont développés. Ils ne renonceront pas à leur volant tant qu’ils seront en bonne santé.

Retrait de permis : des arguments réfutés par les seniors

Ceux qui plaident pour qu’on retire le permis des seniors trouvent, cependant, que leurs réflexes sont très ralentis. Ils font aussi allusion à leurs troubles de la vision, leur difficulté d’adaptation au trafic contemporain et aux vitesses requises sur les grands axes routiers. Ce que les personnes âgées réfutent entièrement en disant non au retrait du permis pour le seul motif de l’âge. Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue qu’en milieu rural ou urbain, la renonciation à la voiture engendrerait beaucoup de problèmes dans l’organisation de la vie quotidienne.

Ne plus avoir le droit de conduire une voiture signifierait, pour ceux qui habitent à la campagne, ne plus avoir l’occasion de visiter leurs amis, de faire les courses, etc. En cas d’aléa, il serait très difficile de se déplacer pour rejoindre un médecin, sans parler des réunions des différents clubs de loisirs qui détiennent toute leur importance pour les personnes âgées. Privés de véhicule, les seniors des grandes villes ne pourront plus aller dans les supermarchés pour s’approvisionner en denrées alimentaires et les emplettes s’avéreront très fastidieuses.

vendredi 22 octobre 2010, par Hélène André, Romain Morillon