Comment renégocier son crédit immobilier ?

Les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas. Alors, pourquoi ne pas profiter de la conjoncture pour renégocier votre crédit immobilier ? Suivez le guide !

Les différentes options possibles

Une renégociation des conditions du crédit immobilier permet de réaliser des économies conséquentes, car le coût global de l’emprunt diminuera forcément. Cette démarche est vivement conseillée aux personnes qui ont obtenu un prêt à des taux supérieurs à ceux qui sont pratiqués actuellement, notamment celles qui ont souscrit à un prêt en 2008, les taux ayant dépassé 5% à cette époque. Les particuliers qui ont contracté un crédit à 4% d’intérêt y trouveront également leur compte.

Les clients ont le choix entre deux options : ils peuvent demander une réduction des mensualités et n’apporter aucune modification à la période de remboursement. Ils peuvent aussi raccourcir le délai de remboursement et payer les mêmes mensualités qu’auparavant. Chacune de ces options permet de réaliser la même économie. Il existe aussi une troisième voie : garder le montant de chaque mensualité et ne pas toucher à la durée de remboursement dans le but d’économiser sur le capital restant dû. Les intéressés peuvent utiliser la somme ainsi réunie à financer les travaux de réaménagement pour valoriser leur patrimoine.

Faire jouer la concurrence

Les souscripteurs ont la possibilité de renégocier leur crédit immobilier avec leur banque, mais les établissements financiers acceptent rarement de subir une perte sur les prêts qu’ils ont accordés antérieurement. Toutefois, ils peuvent accéder aux demandes de certains clients qui affichent un profil avantageux. Dans ce cas, ils les orientent vers d’autres produits, l’épargne par exemple. Dans le cas où la banque ferait obstacle à sa requête, le souscripteur peut faire jouer la concurrence en s’adressant ailleurs.

Pour déterminer si l’offre suggérée par un établissement est rentable, il faut tenir compte de différents frais. Les calculs sont basés sur le capital restant dû à la date de l’échéance du mois prochain ou celui en cours, selon le délai de mise en place de l’opération. À cela s’ajoutent les indemnités de remboursements anticipés qui équivalent aux 3% du capital. Il faut également prévoir les frais inhérents à la garantie qui doit être reconduite et les frais de dossier. Les nouvelles mensualités devraient être inférieures par rapport à celles de l’ancien crédit.

samedi 31 août 2013, par Romain Morillon