Bien préparer sa retraite à l’étranger

Vivre sa retraite à l’étranger attire de plus en plus de jeunes retraités. Mais avant de franchir le pas, il convient de considérer plusieurs points pour prendre sa retraite à l’étranger.

Pourquoi vivre sa retraite à l’étranger ?

Selon l’enquête réalisée par l’institut Ipsos pour le magazine Pleine Vie en février 2010, près de 24 % des Français veulent passer leur retraite à l’étranger et particulièrement au soleil. Vivre sa retraite à l’étranger est un devenu un phénomène croissant, cela signifie une recherche d’évasion et d’héliotropisme. Le pourcentage de seniors adhérents à la Caisse des Français de l’étranger a augmenté de 21 % et rajeuni de deux ans. Ces jeunes retraités partent à la recherche du soleil et trouvent essentiellement leur bonheur dans les autres pays européens ou au Maroc. D’après les mêmes enquêtes, ce choix réside dans le fait que ces pays sont proches, financièrement accessibles et offrent des infrastructures de qualité sans oublier l’aspect culturel semblable à celui des expatriés.

Le Maroc est une des destinations phares des jeunes retraités, car il regroupe 20 % du total des assurés. C’est un pays où il fait bon vivre d’autant plus qu’il accorde aux retraités un abattement de 40 % sur leurs revenus imposables. De même, il réduit leur impôt sur le revenu de 80 % si les jeunes retraités transfèrent dans le pays la totalité de leur pension de retraite française. Viennent ensuite l’Asie et très loin derrière, l’Amérique. L’Asie représente le dynamisme et l’occasion de retrouver une vie active après la retraite. D’autres choisissent des pays proches de l’hexagone comme l’Espagne, l’Italie, Chypre, la Grèce pour la mer et le soleil. Toutefois, si vivre sa retraite à l’étranger est un choix judicieux, il est important de connaître les démarches administratives : impôts, formalités, assurance maladie...

Les formalités pour vivre sa retraite à l’étranger

Si vous partez à l’étranger, vous bénéficiez toujours de votre pension en France en demandant à votre caisse de la verser sur votre compte. Si vous n’êtes plus fiscalement domicilié en France, la CGS et la CRDS ne sont plus prélevées de votre pension, mais une cotisation de 2,8 % est retenue à la source. Quant aux impôts, vous continuez les payer en France si vous y vivez pendant plus 183 jours par an. Dans le cas contraire, votre imposition se fait en fonction de la convention signée entre la France et votre pays d’accueil. Vous pouvez consulter ces conventions sur Internet sur le site du ministère des Finances. S’il n’existe aucune convention, vous avez une double imposition : la France vous taxe sur les revenus de même que votre pays d’accueil.

Concernant le domaine de la santé, vous avez droit au formulaire E 121 délivré par votre caisse si vous vivez dans un des pays de l’Union Européenne ou en Suisse. Vous bénéficiez ainsi de la même couverture santé que les habitants de votre pays d’accueil. Les prises en charge par le secteur public y sont de qualité. Dans le cas où seul le secteur privé est valable, vous devez payer plus cher pour vous soigner. Si vous partez hors de l’Union Européenne, vous participez via une cotisation à la Caisse des Français de l’étranger, en payant 114 euros par trimestre ou en moyennant un montant égal à 2 % de votre pension. Dans le premier cas, vous bénéficiez de la même couverture santé que dans l’Hexagone et dans le second vos soins en France sont remboursés. Pour obtenir plus d’informations, vous pouvez demander conseil à la maison des Français de l’étranger ou à l’Union des Français de l’étranger, l’UFE.

lundi 8 novembre 2010, par Carole Mercier, Hélène André