Évaluation de l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous inquiéter des éventuels impacts de la pollution sur la santé. Une étude dans ce sens a été réalisée au niveau de 9 villes françaises, dont la capitale, dans le cadre du projet Aphekom. Détails.

Des analyses basées sur la qualité de l’air

Cette enquête a été effectuée pour évaluer les impacts de la dégradation de l’atmosphère sur l’économie et la santé de la population de ces grandes agglomérations qui comptent au total 12 millions d’habitants. Plus de la moitié d’entre eux résident en région parisienne. Les analystes se sont basés sur la qualité de l’air en partant de données fournies par des associations de surveillance agréées, telles qu’Airparif pour la région Ile-de-France.

Il appert que les valeurs de ces villes en termes de polluants sont nettement supérieures par rapport aux valeurs établies par l’Organisation mondiale de la santé. Cet excès est surtout flagrant pour les particules PM2,5 dont le niveau oscille entre 14 à 20µg/m3, alors que la valeur guide de l’OMS est de 10µg/m3. Selon les études réalisées par Airparif, 2 à 3 millions de personnes sont concernées par cette pollution anormale de l’atmosphère en Ile-de-France. Celles qui habitent en centre-ville ou à côté des axes importants sont les plus touchées.

Pour préserver l’environnement, circulez à vélo !

Le respect de la norme imposée par l’OMS permettrait pourtant d’augmenter l’espérance de vie de la population de 3 à 8 mois. Face à ce constat, l’Observatoire de santé opérant au niveau de l’Ile-de-France a effectué des études visant à atténuer les impacts de la pollution sur les habitants. Il en ressort que la pratique du vélo est bénéfique pour la santé bien que les cyclistes soient plus exposés aux risques liés à la dégradation de l’atmosphère par rapport aux risques d’accident. Les bienfaits de ce sport sont toutefois nettement supérieurs aux risques encourus.

Par ailleurs, la pratique du vélo permet de préserver l’environnement et d’améliorer la qualité de l’air. Si vous avez décidé d’opter pour cette discipline, pensez à vous éloigner des voies de circulation intense. Vous profiterez d’une atmosphère de meilleure qualité si vous vous écartez, ne serait-ce que de quelques mètres de ces axes pollués. Ce fait a été avéré par les mesures prises lors des précédentes observations d’Airparif.

mardi 27 novembre 2012, par Romain Morillon