Ce qu’il faut savoir sur les plus-values des maisons secondaires

La plus-value immobilière est le bénéfice qu’on réalise sur la vente d’une habitation ou d’un terrain. Depuis le début 2012, cette plus-value est soumise à une nouvelle fiscalité. Découvrez ici tout ce qu’il faut savoir si vous désirez mettre en vente votre résidence secondaire.

Une vente désormais moins avantageuse

De nombreuses personnes investissent dans une maison secondaire, non seulement pour y passer des vacances ou pour la louer, mais aussi et surtout en vue d’une future revente afin de réaliser une plus-value. Cette démarche est notamment adoptée par ceux qui désirent placer leur fond de retraite dans un bien immeuble. Un bien immobilier constitue en effet un placement plus sûr par rapport à un investissement spéculatif, notamment avec les crises financières successives.

L’application de la nouvelle fiscalité qui vaut sur les plus-values immobilières réalisées sur la vente d’une maison secondaire tend pourtant à modérer l’enthousiasme des propriétaires à vendre leur bien. En effet, il faut savoir que la différence entre le prix d’achat et le prix de vente, en quelque sorte le bénéfice réalisé, se voit appliquer une taxe totale de 32,5 %, dont 19 % de taxe forfaitaire et 13,5 % de prélèvements sociaux. C’est le notaire qui se charge de prélever la taxe.

Savoir si l’on bénéficie d’un abattement

Un abattement de la taxe est possible pour tout bien immobilier que l’on possède depuis plus de cinq ans. À partir de la cinquième année de possession en effet, un abattement de 2 % par année est appliqué. Cet abattement est ramené à 4 % lorsque le bien est en votre possession depuis plus de 17 ans. Si vous désirez vendre un bien vous appartenant depuis plus de 24 ans, l’abattement est de 8 %. Après calcul, il faut ainsi être en possession d’une maison secondaire depuis 30 ans pour être exonéré de la taxe sur la plus-value.

Si vous avez investi dans un bien immobilier de moins de cinq ans afin d’assurer un revenu supplémentaire pour votre retraite, il est préférable d’envisager la location, car vous risquerez de faire moins de bénéfice qu’escompté à l’achat. Par contre, si l’abattement d’ancienneté qui s’applique vous semble avantageux, vous pourrez envisager la vente. Il est à noter que dans de rares cas, une exonération est accordée aux personnes âgées qui ont un revenu modeste.

jeudi 1er mars 2012, par Romain Morillon