Les phytohormones pour une meilleure forme

Certaines plantes ont la vertu de produire naturellement des hormones et constituent d’excellents compléments alimentaires. Découvrez les bienfaits des phytohormones.

Définition des phytohormones

Les phytohormones regroupent les plantes qui synthétisent naturellement des hormones, dont les propriétés progestatives sont comparables à celles de la progestérone et des œstrogènes. Elles regroupent le yam ou igname du Mexique, le soja, certains légumes, fruits et céréales. Ces phytohormones sont particulièrement recommandées pour traiter ou prévenir les troubles hormonaux dus à la ménopause. Par exemple, le soja ainsi que ses isoflavones (molécules de la famille des flavonoïdes préservent d’un déséquilibre hormonal) réduisent principalement la rétention d’eau, les bouffées de chaleur et les sautes d’humeur. En dépit de ses vertus, le soja est toutefois déconseillé dans certains cas comme un cancer du sein ou de l’endomètre.

Le yam produit une hormone appelée diosgénine, qui participe activement dans le métabolisme de la progestérone. La synthèse de cette dernière se réduit chez la femme dès la pré-ménopause d’où l’apparition de certains inconvénients. Deux autres phytohormones sont également très reconnues : le houblon et la sauge. La première est composée d’éléments dont l’activité progestative est semblable à celle des œstrogènes. La seconde en plus de favoriser la production de ces substances, détient des vertus anti-oxydantes, essentielles pour ralentir le vieillissement des cellules, causé entre autres par le développement des radicaux libres.

Les photo-oestrogènes et les phyto-progestérone

Selon les substances qu’elles produisent, les phytohormones sont classées dans la famille des photo-oestrogènes ou des phyto-progestérones. Les photo-oestrogènes regroupent près de 600 espèces de plantes ainsi riches en isoflavones. En somme, elles préviennent l’ensemble des troubles dits climatériques, l’ostéoporose, les troubles cardiovasculaires ou encore les cancers fréquents chez les femmes d’un ceratin âge. Les phyto-progestérones regroupent près de 350 espèces de plantes. En plus du yam, les plus reconnues sont le gattilier, qui agit comme la dopamine ainsi que la mélisse. En association avec la vitamine B6, ces plantes réduisent idéalement les risques d’herpès et les palpitations.

En dépit de leur caractère naturel, les phytohormones se consomment dans des conditions spécifiques. Avant d’y recourir, il est conseillé de demander l’avis du médecin qui déterminera quel type de plante convient pour combler les carences hormonales qu’on présente et de respecter le dosage. Autrement, certaines phytohormones sont disponibles dans le commerce sous forme de gélules. On retrouve par exemple des gélules qui contiennent à la fois des extraits de soja, de yam, de sauge et de houblon cône. Pour conclure, ces éléments représentent une alternative aux THS ou traitement hormonal substitutif pour celles qui préfèrent affronter la ménopause plus naturellement.

mardi 21 septembre 2010, par Carole Mercier