SEB loue désormais des friteuses

La location de petit électroménager fait désormais partie des services proposés par SEB. Pour ce type de prestation, ce fabricant fait figure de pionnier.

La location de petit électroménager, une première

De nos jours, les robes de soirée, les voitures, les couettes… sont proposées en location. SEB ajoute à cette liste non exhaustive les appareils électroménagers, tels que les friteuses, les machines à pop-corn, les crêpières ou encore les robots. Une trentaine d’articles figure dans le catalogue des articles à louer. Ce service de location est disponible depuis le 23 septembre dernier.

Pour bénéficier de ce nouveau service, vous pouvez vous rendre sur le site internet d’Eurocook, ce dernier étant la branche de SEB qui s’occupe de la location. Une fois la réservation faite via internet, rendez-vous dans l’un des sept points de récupération dont la plupart fontpartie de la chaîne Casino. Pour l’instant, ce service n’est proposé que dans l’agglomération de Dijon. La localité a été choisie, car c’est là, et plus précisément à Selongey, que l’entreprise a vu le jour en 1857. Elle s’appelait alors Société d’Emboutissage de Bourgogne. Si le projet offre des résultats satisfaisants sur les 100.000 ménages-cibles, il peut être envisagé de l’étendre sur le territoire national.

Le coût de la location est compris entre 9,99 € et 29,99 €. La durée de location va d’un jour à une semaine. A ceux qui s’inquiètent sur les questions d’hygiène, SEB répond que chaque appareil passe par une phase de nettoyage, puis par un test avant d’être réemballés et mis sous scellés.

Les visées du projet

Pour SEB, qui s’exprime via son directeur du développement durable Joël Tronchon, la location est une manière de permettre au consommateur d’acheter en connaissance de cause. La location peut en effet être assimilée à un test.

Pour le fabricant, l’intérêt commercial est indéniable. Mais il s’agit aussi d’aller vers une consommation responsable. D’ailleurs, les consommateurs recherchent plus l’usage que la possession de ce type d’articles électroménagers précise l’ADEME (Agence de Développement et de la Maîtrise de l’Energie), qui apporte son soutien à ce projet. Cette manière de penser répond au principe de l’économie circulaire. Laurent Georgeault, de l’Institut de l’économie circulaire, précise que cette démarche devrait être étendue à d’autres localités, notamment celles où le foncier est plus cher. C’est en effet une excellente manière de rentabiliser l’espace disponible.

jeudi 15 octobre 2015, par Romain Morillon