Journée nationale de l’audition

Le 10 mars prochain aura lieu la Journée Nationale de l’Audition. Cette campagne de prévention et d’information a pour objectif d’expliquer quels sont les mécanisme de l’oreille, comment les préserver et connaitre les risques encourus.

La déficience auditive est une pathologie de plus en plus courante - qui ne concerne plus essentiellement les seniors – et qui nécessite d’être prise en charge par des professionnels pour éviter à terme, des situations d’exclusion sociale.

Le réseau Audition Conseil est un acteur majeur sur le sujet. Ses 300 centres d’audioprothésistes repartis sur le territoire français et dans les DOM-COM proposeront ce jour là un dépistage gratuit de la déficience auditive.
Les spécialistes Audition Conseil sont également à votre disposition pour vous communiquer toutes les informations sur la presbyacousie, ses symptômes annonciateurs, sa prise en charge et les solutions techniques pour la corriger.

La Journée Nationale de l’Audition - organisée depuis 13 ans le 2ème jeudi du mois de mars -
a pour objectif de mettre en exergue une campagne nationale d’information et de prévention
sur le sujet de l’audition. Cette manifestation a pour ambition de lutter contre toutes les
fausses idées véhiculées sur l’oreille et les problèmes auditifs dans une société où les
problèmes d’audition ne concernent plus uniquement les seniors.

Pour sa 14e édition, le jeudi 10 mars 2011, la prochaine Journée Nationale de l’Audition
mettra l’accent sur : « Les nuisances sonores : gênes auditives et confort auditif ».

L’audition en France : état des lieux

1 – Presbyacousie : panorama de la situation

La presbyacousie, phénomène naturel comparable
à la presbytie, intervient autour de la soixantaine, et
représente 80% des cas de baisse de l’audition. L’âge
aidant, le système auditif perd en performance et une
sensation de gène auditive s’installe, dans un premier
temps dans les ambiances bruyantes.

6,6 % de la population française souffrent d’une
déficience auditive.
88 % de ces personnes sont devenues sourdes
ou malentendantes au cours de leur vie.

4,09 millions de personnes sont aujourd’hui confrontées à des situations de marginalisation
plus ou moins importantes résultant de leurs difficultés à communiquer avec autrui
.

Les personnes présentant une déficience auditive ressentent une gêne pour entendre clairement, et comprendre
distinctement les paroles : il est ainsi difficile pour eux de participer aux conversations, d’écouter la radio ou
la télévision. Très souvent, elles entendent mais ne comprennent pas et ont tendance à faire répéter leurs
interlocuteurs, à augmenter les volumes sonores et à privilégier une lecture labiale des conversations. Autant
de paramètres dont l’impact sur la vie sociale peut engendrer à terme des situations d’isolement.

2 – La presbyacousie, qui concerne-t-elle ?

Aujourd’hui 17% de la population adulte souffre d’une déficience auditive suffisamment importante pour
affecter la vie quotidienne, alors que le pourcentage précédemment observé était seulement de 10 % il y a
quelques années.
Les chercheurs sont en train de confirmer la tendance selon laquelle les défaillances auditives se manifestent
de plus en plus jeune : la prévalence de cette déficience a pratiquement doublé entre 1965 et 1994.

Exposition plus fréquente et plus importante au bruit
dans l’environnement quotidien, arrivée de la génération
« Woodstock » adepte des concerts rock de forte puissance,
utilisation massive des écouteurs chez les jeunes,
vieillissement de la population … de nombreux facteurs font
aujourd’hui de la déficience auditive un réel sujet de santé
publique.

Si les ventes d’aides auditives ont progressé de 11, 5 % en
2009, c’est parce que la génération des « Jeunes seniors »
attentifs à leur bien-être et à leur image est beaucoup plus
réceptive aux technologies qui améliorent leur quotidien.

Aujourd’hui 86% des personnes équipées
d’aides auditives sont satisfaites
de leur appareillage.

3 - Les solutions d’appareillage existantes

L’offre en termes de solutions techniques pour pallier ces déficiences va croissante. Si de nombreuses enseignes se
spécialisent dans la distribution d’appareillages auditifs, toutes ne proposent pas l’accompagnement et le suivi des
patients par un spécialiste de l’audition. Le rôle de l’audioprothésiste est fondamental dans la réussite de l’appareillage : il
prend le relais de la prescription de l’ORL et étudie avec le patient la meilleure solution technique à adopter, l’accompagne
durant l’adaptation et assure un suivi régulier de l’appareillage.

50 % de la réussite de l’appareillage est dû à l’aide auditive et
50 % sont dues aux réglages et à sa bonne adaptation.

Le marché français des aides auditives a représenté 482 155 unités vendues en 2010.
Son potentiel de croissance est très important puisqu’on estime que seuls 17 % des
personnes affectées de troubles auditifs sont appareillées.

Si le profil des personnes qui s’équipent aujourd’hui d’aides auditives évolue, il subsiste
néanmoins un certain nombre de freins qui minorent le pourcentage des personnes
appareillées. Ces freins sont essentiellement liés à une méconnaissance des solutions
existantes :
- Frein psychologique dû à la mauvaise perception de l’appareillage dans la
société parce qu’il stigmatise le vieillissement.
- Frein esthétique généralement lié à une méconnaissance des nouvelles
solutions auditives pratiquement invisibles aujourd’hui (contour, intra-auriculaire,
système open ou avec écouteur déporté).
- Frein technologique : le grand public, a fortiori
âgé, perçoit à tort les aides auditives comme des
produits High Tech très complexes voire fragiles à
manipuler et à régler.

Témoignages patients :

« C’est le premier pas qui a été
difficile, mais l’obstination de
ma fille a eu raison de mon
entêtement et aujourd’hui
je la remercie de m’avoir
poussé à corriger mon audition.
J’ai retrouvé ma bonne humeur
et mon club de scrabble »

Huguette, 66 ans

« Quel bonheur de
retrouver ces moments
de complicité avec Léo,
mon petit-fils.
Nous avons repris nos
promenades en forêt et
nos parties de pêche
ensemble »

Paul, 68 ans

lundi 28 février 2011, par Isabelle Baldini