L’intimité des résidents en maison de retraite est-elle respectée ?

Certains seniors appréhendent la vie en maison de retraite, car ils pensent que ce type d’établissement ne leur permet pas de préserver leur intimité. Il existe cependant des principes à respecter sur ce volet.

Des principes à respecter

Force est de constater que la plupart des maisons de retraite ont réalisé de gros efforts pour que leurs pensionnaires puissent jouir d’une certaine intimité et de sauvegarder leur dignité. L’Agence nationale chargée de l’évaluation des établissements médico-sociaux (Anesm) a émis dernièrement une recommandation rappelant ces principes auxquels ces centres spécifiques doivent se soumettre. Ils portent notamment sur le livret d’accueil, la protection de l’intimité au sein de la chambre et le droit à une vie affective.

En vertu de l’article L311-3 qui intègre le Code le l’action sociale, la loi stipule que les résidents au sein d’une maison de retraite sont en droit de prétendre à une préservation de leurs droits fondamentaux. Au moment de leur admission dans l’établissement ils reçoivent un livret d’accueil incluant une Charte sur leurs libertés et leurs droits. Ce document indique que chaque centre d’hébergement doit respecter la dignité, la vie privée et l’intimité des pensionnaires.

Préserver l’intimité sur de nombreux volets

Pour préserver l’intimité d’un résident, chaque maison de retraite doit veiller à ce que sa chambre soit un lieu protégé. De ce fait, toute personne tierce désirant entrer dans cet espace privé doit respecter les règles d’usage. Ce principe s’applique à tous les visiteurs, même au personnel soignant. L’individu hébergé est en droit de se préserver des regards en occultant sa chambre à l’aide d’un store ou d’un rideau. Elle peut demander à l’établissement une permission de fermer la porte à clef. Ce respect de l’intimité doit être observé durant l’aide à la toilette du résident.

Les seniors qui vivent au sein d’une maison de retraite ont également droit à une vie affective. Ce chapitre s’avère un peu délicat, car il peut être à l’origine de conflits avec les parents. En outre, les responsables de ces établissements restent encore perplexes face au tabou qui persiste autour de la sexualité des individus très âgés. Quoi qu’il en soit, les personnes hébergées sont parfaitement en droit de nouer des relations amoureuses et leur intimité doit être respectée. L’Anesm préconise une simplification des procédures relatives aux visites des proches et des familles.

mardi 5 juin 2012, par Romain Morillon