iPad : les seniors pour cibles

Les nouvelles technologies sont de plus en plus incontournables dans la vie quotidienne. Dans le souci d’aider les séniors à bien vivre leur retraite, le gouvernement lance une étude sur ce que l’iPad peut leur apporter.

L’étude gouvernementale sur l’iPad et les séniors

Les tablettes numériques ont été d’abord conçues pour faciliter le travail de certains professionnels tels les ingénieurs, les architectes et les designers. Depuis, ces tablettes de plus en plus interactives sont venues prendre la place de quelques médias comme les walkmans et les livres. Le dernier-né est l’iPad du constructeur américain Apple. En effet, cet appareil a su regrouper tout ce qui se fait d’utile dans le domaine du numérique. Il fait office de lecteur de vidéo, de musique et delivre numérique, de périphérique qui peut accéder à Internet et ainsi de suite.

Grâce à cette versatilité, l’iPad a suscité l’intérêt des politiques qui y voient un moyen simple et efficace d’aider les séniors dans leur vie quotidienne. De ce fait, la secrétaire d’État au Numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet vient de lancer une étude, par l’intermédiaire du CNRS, sur les possibilités offertes par l’appareil aux retraités. Elle entre dans la stratégie du gouvernement de rendre le numérique accessible à tout un chacun. Selon les dires de la secrétaire d’État, la tablette d’Apple possède une valeur ajoutée par rapport aux autres produits.

Les séniors et le numérique

L’iPad s’est déjà vendu à plusieurs millions d’exemplaires à travers le monde depuis sa sortie il y a environ trois mois. Plus simple à faire fonctionner et à manipuler, il peut remplacer les ordinateurs à moyen terme. De plus, les séniors pourraient se l’approprier plus facilement dans la mesure où la tablette est plus grande qu’un iPhone, par exemple. Pendant l’étude qui durera six mois, l’ergonomie de l’appareil et son contenu seront analysés par rapport aux attentes des séniors. Cette enquête devra aboutir à l’apparition et/ou au perfectionnement d’appareils pourvus de services adaptés à leurs besoins.

Durant ce laps de temps, un échantillon de trente cinq séniors de plus de soixante-cinq ans seront mis à contribution. Le panel sera constitué de personnes qui découvrent le numérique et de personnes qui le pratiquent déjà au quotidien. L’étude est sous la direction de la Délégation aux usages de l’internet et supervisée par le duo Silicon Sentier et le laboratoire Lutin (UMS/CNRS). La région Île-de-France est aussi de la partie. L’étude sera sanctionnée par un guide de recommandations destiné principalement aux manufacturiers de ce genre de produits.

mardi 29 juin 2010, par Carole Mercier