Deux formules pour fabriquer soi-même son engrais pour plantes vertes

Plus économique et tout aussi efficace que les fertilisants du commerce, l’engrais fait maison sollicite des ingrédients accessibles à tous et parfois inattendus. Voici deux formules miracles pour nourrir ses plantes avec un maximum d’économie.

Un engrais naturel bio à base d’ortie

On connait tous l’ortie, cette plante brûlante et dioïque commune qui se retrouve un peu partout sur les sols français. Ce que l’on sait moins, c’est que le purin d’ortie est un engrais naturel très efficace qui permet de stimuler la croissance des plantes et d’activer le compost. L’ortie se retrouve au bord des champs et des prairies, près des fossés et des mares et dans les endroits peu entretenus. Pour fabriquer son engrais à base d’ortie, récupérer un kilo de pousses de la plante qui correspond environ au contenu d’une poubelle de 50 litres et les hacher finement. Placer ensuite le tout dans un seau, ajouter dix litres d’eau, couvrir et laisser poser. Le temps de pose total utile pour la fermentation dépendra de la température ambiante. Deux semaines suffiront pour une température moyenne de 18 à 20 degrés. Très important : brasser quotidiennement le purin afin de l’oxygéner et le tenir éloigné durant la fermentation en raison de son odeur désagréable.

Un engrais liquide riche à base de poisson et d’algues

Pour fabriquer ce deuxième engrais, se procurer du poisson frais ou en conserve ainsi que des algues séchées ou fraîches que l’on trouve généralement dans les épiceries orientales. Placer ensuite les deux ingrédients de base dans un seau et mélanger. Dans un autre seau d’une capacité de vingt litres, placer au choix et jusqu’à moitié du récipient des feuilles, de la paille ou de la sciure de bois et incorporer les algues et le poisson. Comme dans la recette précédente, il faudra prévoir deux semaines pour la fermentation tout en veillant à brasser le tout une fois par jour ou à placer un bulleur dans le fond du récipient qui se chargera du travail d’oxygénation. Le purin est prêt une fois qu’une couche de mousse sera apparente à la surface. On pourra alors ajouter du sel d’Epsom à la pâte, à raison de deux cuillérées à soupe afin de lui apporter plus de teneur en soufre.

vendredi 10 février 2012, par Romain Morillon