Comment éliminer le gui ?

S’il donne du charme au décor de Noël, le gui n’a rien d’attrayant dans son milieu naturel. Pour se débarrasser de cet envahisseur redoutable, il faut de la méthode et de la persévérance.

Attaquer le mal à la racine

Le moyen le plus sûr de se débarrasser du gui est de couper ses pieds au ras de la branche qu’il envahit. Selon le cas, la touffe peut être plus ou moins épaisse. L’on choisira alors une serpette ou une serpe pour faire le travail. Il est important d’opérer dès que l’on remarque l’apparition du gui. Cette plante parasite croît en effet rapidement et est particulièrement récalcitrante. Le meilleur moment pour l’attaquer est l’hiver, quand les hôtes sont dépourvus de leurs feuillages. L’on bénéficie ainsi d’un plus grand confort de manoeuvre.

Anéantir les attaches

Si la santé des plantes attaquées par le gui dégénère si rapidement, c’est à cause des suçoirs du parasite. Eliminer méthodiquement ces armes est donc essentiel pour stopper les méfaits du gui. Si l’on brûle cette étape, même en ayant coupé les touffes, le parasite recolonise sa victime. Pour ce faire, l’on creuse franchement dans la branche attaquée. L’on procède à une entaille précise et nette. L’on s’assure ainsi de prélever le pivot destructeur de l’envahisseur. D’ailleurs, si le gui semble avoir entamé trop sérieusement une branche, il est mieux de s’en défaire purement.

Combler les brèches et prévenir

Une fois les suçoirs des guis éliminés des branches de la plante hôte, il faut combler les trous résultant de l’opération. Il faut alors choisir un bon produit cicatrisant que l’on applique non seulement dans les brèches, mais aussi alentour. Si l’on recourt au mastic à greffer, il faut rester prudent. Ce produit tend à se décoller au fil du temps. La vacuité peut alors servir de niche pour d’autres agresseurs.

Le charbonnage au chalumeau constitue une alternative intéressante qui ne présente pas les inconvénients du mastic. Ce procédé stérilise en quelque sorte les vides laissés par le prélèvement des suçoirs. Ensuite, pour éviter qu’une nouvelle attaque de gui se produise, il est essentiel d’entretenir la santé de l’arbre par une bonne nutrition et une bonne exposition. L’envahisseur a effectivement une nette préférence pour les arbres malingres.

mercredi 4 avril 2012, par Hélène André