La dénutrition des personnes âgées, un problème réel

Chez les seniors, le plus gros problème d’alimentation n’est ni la malnutrition, ni la sous-nutrition, mais plutôt la dénutrition. Les impacts sur la santé en sont nombreux et peuvent être graves. Eh oui, l’homme a besoin d’une alimentation équilibrée à tout âge.

Qu’est-ce que la dénutrition ?

La dénutrition est une forme de malnutrition entrainée par une alimentation déséquilibrée, pauvre en protéines et qui ne couvre pas les besoins énergétiques journaliers de l’individu. La dénutrition n’est pas toujours facile à diagnostiquer étant donné qu’une personne atteinte de dénutrition peut tout à fait manger à sa faim. Toutefois, les véritables besoins de l’organisme en énergie et en protéines ne sont pas satisfaits. On peut donc trouver des personnes du 3e ou du 4e âge qui semblent bien portants et même obèses, mais qui sont dénutris. Généralement, ce problème porte surtout atteinte à la santé de la personne.

Les conséquences de la dénutrition

Une personne atteinte de dénutrition peut sembler tout à fait bien portante. Toutefois, les conséquences de ce déséquilibre alimentaire se feront toujours sentir au niveau de la santé. La dénutrition entraîne le plus souvent une baisse notable des défenses immunitaires de l’organisme, la personne attrape plus facilement des maladies infectieuses ; elle est plus exposée aux affections nosocomiales, au diabète et autres maladies métaboliques. Un « autocannibalisme » du corps est également possible. Dans ce cas, l’organisme puise les protéines dont il a besoin dans le corps même, généralement dans les muscles au niveau des cuisses.

Bien manger pour bien vieillir

Une bonne alimentation contribue à vieillir sereinement, sans problèmes de santé. Pour éviter la dénutrition, il suffit de revoir à la hausse les apports en protéines et en énergie des repas quotidiens. Bien manger implique également de savoir prendre plaisir à manger et ne pas manger n’importe quoi ni n’importe quand. Les personnes âgées qui peuvent encore s’occuper de leur propre alimentation et préparer leurs repas sont par ailleurs moins exposées à la dénutrition, et s’ennuient moins en s’occupant de la cuisine. Il ne faut cependant pas non plus négliger les menus exercices physiques qui aideront à évacuer un éventuel « trop-plein ».

vendredi 16 novembre 2012, par Romain Morillon