Cotisation à la retraite : c’est désormais possible pour les stagiaires

Grâce à une nouvelle mesure figurant parmi les dispositions prévues dans la dernière réforme des retraites, les stagiaires ont maintenant la possibilité de payer une cotisation forfaitaire pour la retraite.

Une mesure mise en vigueur depuis le 15 mars 2015

Dans certaines conditions, les stages entreront dans le calcul de la retraite. C’est ce qui est stipulé dans un décret publié dans le Journal officiel du 14 mars 2015. Dans l’objectif de favoriser les jeunes travailleurs, ceux qui effectuent un stage de 2 mois consécutifs au moins dans une entreprise, une assemblée consultative ou parlementaire, une association, administration publique ou organisme d’accueil, peuvent verser une cotisation forfaitaire.

Auparavant, les stages n’entraient pas en ligne de compte, car les employeurs étaient simplement tenus de payer une « gratification » aux étudiants stagiaires. Grâce à la nouvelle mesure applicable depuis le 15 mars 2015, les jeunes travailleurs peuvent cotiser auprès du régime général de la Sécurité sociale. Un versement forfaitaire de 380 euros leur ouvre droit à la validation d’un trimestre de retraite. Le paiement de cet écot peut se faire pendant deux années consécutives, à raison de 16 euros mensuels.

D’autres dispositions en faveur des jeunes

Un autre décret paru dans le Journal officiel du 10 janvier 2015 prévoit une remise sur les rachats de trimestres pour les jeunes actifs pendant les dix années qui suivent la fin de leur cursus scolaire ou universitaire. Ce rabais est cependant limité à 4 trimestres. Son montant est fixé à 670 euros par trimestre pour un travailleur ayant choisi l’option 1. La remise est de 1.000 euros pour un jeune qui préfère l’option 2. Elle coûte plus cher, mais le nombre de trimestres cotisés augmente en conséquence et cela influe sur le calcul de la pension qui sera versée à la retraite.

Il existe d’autres dispositions en faveur des jeunes. Depuis le 1er janvier 2014, ceux qui ont signé un contrat d’apprentissage peuvent prétendre à une annuité entière (4 trimestres validées), grâce à une cotisation complémentaire dont le financement est assuré par le FSV (Fonds de solidarité vieillesse). En outre, ceux qui travaillent dans le secteur privé ne doivent plus accumuler un salaire équivalent à 200 heures pays au SMIC pour pouvoir valider un trimestre au titre de leur retraite. La nouvelle base est de 150 heures. Les jeunes qui enchaînent les petits boulots pour payer leurs études y trouvent leur compte.

mercredi 22 avril 2015, par Romain Morillon