Conseils pour la préparation du sol de votre jardin

La phase de préparation du sol est essentielle pour obtenir de belles récoltes au jardin. La terre est, en effet, vivante et a besoin d’être nourrie, protégée et entretenue pour rester fertile. Avant la culture, préparez-la en suivant quelques étapes.

Le travail de la terre

Le travail du sol se divise en trois étapes : le labour, le griffage et le ratissage. À l’aide d’une grelinette, aérez la terre sans briser la vie des micro-organismes qui s’y trouve. C’est-à-dire qu’on ne "retourne" pas une terre, on l’aère si vous voulez que les micro-organismes travaillent pour vous, pour rendre votre terre fertile et meuble, il faut les respecter. Si vous retournez la terre et que vous faites passer les organismes qui vivent dessous au-dessus et vice-versa, vous les condamnez et condamnez ainsi votre terre.

Cette phase consiste donc à aérer le terrain. Vous pouvez également en profiter pour ajouter engrais et/ou matières organiques. Une fois que le sol est bien aéré, griffez-le. L’opération se fait dans le sens de la longueur en reculant pour ne pas tasser la terre à nouveau que vous venez d’aérer et permet de bien ameublir le terrain. Après que le sol soit bien aéré, il ne reste plus qu’à le nettoyer en éliminant les cailloux et les racines indésirables. Cette étape se réalise facilement à l’aide d’un râteau, qui effleurera alors la surface sans faire de trous profonds. À noter que pour les cultures importantes, le travail de la terre peut se faire de manière mécanique.

La fertilisation

Aéré et meuble, le sol a maintenant besoin d’être équilibré et nourri pour être productif. Apportez-lui les éléments nutritifs dont il a besoin, en fonction de ses caractéristiques. Harmonisez notamment les sols compacts avec du calcaire broyé ou du sable de rivière ; tandis que pour les sols perméables, du terreau, du fumier ou de tourbe seront les plus adaptés. Attention toutefois, si vous voulez cultiver bio, le fumier n’est pas conseillé (les chevaux étant traités aux antibiotiques et autres médicaments) dans ce cas, il faut le laisser composter au moins 3 ans avant de pouvoir l’utiliser.

Si le sol est plutôt décalcifié, apportez-y du calcaire broyé ou de la chaux. Pour ce qui est de la fertilisation proprement dite, utilisez de l’engrais vert avant la culture (vesce d’hiver, phacélie, moutarde blanche, trèfle incarnat, etc...) que vous couperez et enfouirez avant la montée en graine et poursuivez ensuite avec de la fumure d’entretien. Le compost est tout aussi le bienvenu, mais, avant toute chose, n’oubliez pas de vous renseigner sur les caractéristiques de votre future culture.

jeudi 9 octobre 2014, par Hélène André