Faut-il interdire la conduite pour les personnes âgées ?

La conduite pour les personnes âgées est source perpétuelle de polémiques dans la société moderne. Ces contraintes suffisent-elles pour obliger les seniors à renoncer une fois pour toute à la conduite ?

La conduite pour les personnes âgées : les maladies inquiétantes

Arrivé à un certain âge, l’organisme de l’être humain subit des modifications parfois contrôlables, parfois handicapantes. Ces modifications, à l’origine de l’affaiblissement significatif de l’organisme, sont les sources même des débats portant sur les dangers de la conduite pour les personnes âgées. Ces changements portent généralement sur les troubles de la motricité, les troubles de la vue et de l’ouïe, les malaises pouvant survenir au moment où l’on s’y attend le moins. Sans parler des cas particuliers, les troubles de la vieillesse sont alarmants à partir de la 65e année. Les maladies fréquentes qui touchent la majorité à partir de cet âge et qui sont à l’origine des accidents de conduite sont la presbytie, les acouphènes, l’Alzheimer, le Parkinson ou tout simplement la diminution importante de la concentration.

La conduite pour les personnes âgées : les précautions à prendre

Interdire de façon formelle la conduite à toutes les personnes âgées relève de l’injustice et de la discrimination. Ceci, puisqu’il y a des seniors qui avec leurs années d’expérience conduisent mieux que les jeunes souvent inexpérimentés et guidés par leur fougue. Malgré cette remarque, une prise en charge médicale plus poussée pour les personnes âgées qui rechignent, à tort ou à raison, à renoncer à la conduite est nécessaire pour éviter les accidents de la route. Pour éviter les accidents de la route, un chauffeur âgé atteint de maladies chroniques comme l’épilepsie, l’Alzheimer ou un trouble alarmant de la vision doit renoncer à la conduite. Dans la mesure où l’individu est en pleine possession de ses reflexes et que les troubles dont il est victime sont contrôlables, la conduite reste un privilège pour lui. Par ailleurs, une révision du code de la route n’est pas superflue en ce qui concerne les personnes âgées. Cette révision devrait porter sur la nécessité de passer une visite médicale à intervalle régulier. Ceci permettrait de réduire au minimum les risques d’accidents pour les conducteurs âgés et pour leur entourage.

lundi 27 avril 2009, par Carole Mercier