Comment et quand planter le groseillier ?

La groseille est un savoureux petit fruit qu’on apprécie pour sa délicieuse saveur acidulée. Il renferme, par ailleurs, une bonne quantité de pectine et de vitamine C. Voici quelques conseils pour intégrer le groseillier dans votre jardin.

La culture du groseillier

Pour obtenir des beaux fruits, il est conseillé de planter le groseillier dans un lieu non encombré, à la mi-ombre. Cet arbuste affectionne les sols pas trop calcaires, frais, siliceux, humides et profonds. Le sol devra être pourvu d’un paillis organique tel que de l’écorce broyée ou du gazon séché, d’une épaisseur de dix centimètres environ. Grâce à ce paillage, le sol conservera son humidité et sa fraîcheur, même durant les fortes chaleurs.

Si l’on choisit une culture en haie, on veillera à respecter un écart de 1,50 mètre entre les pieds. Durant le printemps, on fournira de l’engrais pour arbre fruitier au groseillier. On n’oubliera de biner régulièrement et avec grand soin. En février, il faudra penser à supprimer les ramifications de plus de trois ans. On n’omettra pas non plus d’équilibrer les rameaux de l’arbuste et de désencombrer le cœur de ce dernier pour mieux faire pénétrer la lumière et l’air.

Protéger le groseillier contre ses ennemis

Hélas, le groseillier n’est pas épargné par l’attaque des maladies et des ravageurs. Ce dernier redoute principalement la rouille, le blanc ainsi que les pucerons. Pour éviter la rouille, il faudra placer les groseilliers à l’écart des pins blancs. En guise de prévention, on peut utiliser des préparations à base de prêle des champs qu’on pulvérisera sur la plante. Pour lutter contre le blanc, on évitera d’arroser les feuilles de la plante. L’excès d’engrais enrichi en azote est aussi à proscrire. Il est, par ailleurs, conseillé de bien aérer les plants et de supprimer les tiges qui sont de trop. A l’instar de la prévention de la rouille, la prévention du blanc peut se faire à l’aide de solutions à base de prêle.

Quant aux pucerons, on les fera fuir en arrosant fréquemment le groseillier. Pour lutter contre ces petits parasites, on peut aussi faire appel à des prédateurs naturels tels que les chrysopes ou les coccinelles. Il ne faut pas hésiter à supprimer et brûler les zones les plus infestées. Enfin, on songera à remplacer le paillis en automne ou durant le printemps. Cela réduit les risques d’envahissement des maladies et des ravageurs.

mardi 9 août 2011, par Hélène André