Comment lutter contre l’oïdium ?

L’oïdium, également appelé la maladie du blanc, se manifeste généralement durant le mois de mai. Avec l’humidité envahissante et la chaleur qui fait son apparition, les grandes différences de températures entre le jour et la nuit sont favorables à la prolifération de ce champignon qui représente un vrai danger dans le jardin et le potager.

Les signes caractéristiques de l’oïdium

Les jardiniers connaissent très bien l’oïdium. Cette maladie débute par le surgissement d’un feutrage de couleur blanche et farinacée sur le feuillage, les fleurs et les tiges des plantes. La plupart du temps, cette maladie déforme les feuilles qui se mettent alors à gonfler et se détériorer. Ce champignon prolifère bien assez vite, il s’attaque le plus souvent aux pieds d’alouette, aux rosiers, aux bégonias, aux courgettes, aux melons, aux tomates, aux pommiers, aux vignes mais aussi aux groseilliers.

Comment prévenir l’oïdium ?

Différentes actions préventives peuvent être envisagées pour éviter l’apparition de l’oïdium. Prévenir permet non seulement de mieux lutter contre cette maladie mais également de réduire la pollution chimique. Dans le cas particulier de l’oïdium, on peut notamment bien séparer les plants entre eux, nettoyer tout autour des plantations de manière régulière ou encore désencombrer le cœur des arbustes (comme les rosiers) afin que l’humidité ne soit pas trop abondante et devienne persistante. Il est aussi possible de se débarrasser très vite des zones touchées par la maladie. En période chaude, le jardinier doit éviter d’arroser les feuilles. Dans tous les cas, les plantes les plus sensibles, telles que la tomate, devront être traitées préventivement de manière systématique.

Comment traiter l’oïdium ?

Un traitement est aussi envisageable dans le cas où l’oïdium s’est manifesté. Parmi les traitements possibles, on peut opter pour le celui à base de soufre. Le plus souvent utilisé sous forme de pulvérisation, le soufre est commercialisé sous forme de poudre à verser dans de l’eau jusqu’à dissolution complète. Les dosages inscrits sur l’emballage devront être minutieusement respectés en sachant que le fait d’augmenter les doses ne contribue en aucun cas à rendre le traitement plus efficace. Par ailleurs, le traitement au soufre ne doit pas être effectué par temps chaud. Il faut agir dès les premiers symptômes. Si vous constatez que 10% à 15% de la plante a été infestée, sachez que la maladie ne pourra malheureusement plus être traitée.

mercredi 29 juin 2011, par Hélène André