Comment décrypter les troubles du sommeil chez les seniors ?

A partir de 55 ans environ, nombreuses sont les personnes qui se plaignent de troubles du sommeil. Les cas d’insomnie sont les plus courants. Il faut pourtant savoir qu’il ne s’agit pas forcément de réels problèmes. En effet, le rythme du sommeil change inévitablement avec l’âge. Il est alors nécessaire de faire la distinction entre vieillissement et pathologie du sommeil.

Le rythme du sommeil change avec l’âge

De récentes recherches confirment que prendre de l’âge ne s’accompagne pas forcément de problèmes de sommeil pathologiques. De nombreux séniors se plaignent toutefois d’un sommeil instable, dont la majorité pensent être sujets à des troubles graves. Pourtant, ce changement s’explique par un décalage du rythme chronobiologique : il ne s’agit pas d’un problème de santé proprement dit.

Les personnes âgées de 55 ans et plus ont tendance à vouloir se coucher plus tôt, vers 18 h, et à se réveiller également plus tôt, vers 4 h ou 5 h du matin. Un nouveau rythme auquel la plupart ont du mal à s’adapter et que certains interprètent comme une pathologie. Tôt ou tard, il faut pourtant s’adapter. En attendant de s’habituer au nouveau rythme, il est recommandé de s’offrir une petite sieste dans la journée afin de compenser le décalage.

Détecter les troubles du sommeil

Malgré le changement naturel de rythme, les séniors peuvent quand même réellement être sujets à des troubles du sommeil. Il est ainsi primordial de faire la différence entre un simple décalage et une pathologie. Généralement, les symptômes d’un trouble du sommeil sont confondus avec les troubles de mémoire et le déficit de l’attention, entre autres, mais il faut également prêter attention à certains signes comme les siestes trop prolongées ou les ronflements.

Les spécialistes incitent d’ailleurs à la prudence par rapport au syndrome d’apnée du sommeil : la personne concernée ne profite jamais d’un sommeil réparateur car son sommeil est entrecoupé de réveils intempestifs tout au long de la nuit (dont elle n’est pas consciente). Non-traitée, cette pathologie peut entraîner des conséquences graves comme les chutes, les troubles de mémoire et les AVC, entre autres. La vigilance est ainsi de mise ! En cas de doute, le mieux est de consulter un médecin qui établira un diagnostic et mettre en place un traitement adapté si besoin est.

dimanche 7 septembre 2014, par Hélène André