Quand faut-il changer d’opérateur téléphonique ?

Depuis le 3 janvier 2008, date d’entrée en vigueur de la loi Chatel, il est plus facile de changer d’opérateur téléphonique. Quelles sont les raisons qui poussent souvent les utilisateurs à résilier leur abonnement ? Quand peuvent-ils passer d’un opérateur à un autre sans être pénalisés ?

Pour bénéficier de tarifs plus cohérents

Parallèlement à l’évolution de la technologie, les acteurs du secteur de la téléphonie proposent des prestations de plus en plus perfectionnées. La concurrence est très vive et es offres commerciales sont très attractives, incitant ainsi les consommateurs à changer d’opérateur. Les tarifs trop élevés, tant pour les appels que pour les SMS constituent le principal motif de migration des utilisateurs. Nombreux sont ceux qui recherchent des forfaits plus abordables afin de leur permettre de communiquer plus longtemps avec leurs amis et leur famille sans pourtant faire exploser leur budget téléphone.

La couverture réseau et des services innovants

La couverture réseau est aussi un motif pour certains utilisateurs. Ils souhaitent changer d’opérateur puisque le réseau de leur fournisseur actuel ne s’étend pas encore dans certaines zones. D’autres, notamment les jeunes, s’intéressent aux innovations technologiques. Ils plébiscitent des services innovants correspondant aux performances des appareils de la dernière génération présentés sur le marché. Ils recherchent malgré tout un bon rapport qualité/prix. Toutefois, il faut tenir compte des pénalités pour une résiliation anticipée, la facture risquant d’être lourde, car elle est indexée sur la durée restante de l’engagement.

Des motifs « légitimes »

Un départ à l’étranger pour des raisons professionnelles est un argument valable pour changer d’opérateur téléphonique et pour se soustraire à une pénalisation pour résiliation anticipée. Le surendettement, le chômage, l’incarcération, l’hospitalisation pendant une longue période sont considérés comme des motifs légitimes pour mettre terme à un abonnement et de migrer vers un autre acteur lorsque la situation se rétablit. Dans ce cas, l’intéressé doit faire parvenir un courrier expliquant le contexte à son opérateur en y joignant des pièces justificatives. Dans le cas où celui-ci refuserait de résilier gratuitement le contrat, l’abonné peut saisir la justice. À part ces situations exceptionnelles qui bénéficient d’une franchise de pénalités, une évaluation et une mise au point de ses besoins s’imposent avant de se lancer dans la procédure de changement d’opérateur.

mercredi 12 août 2015, par Romain Morillon