Cueillette des champignons : attention aux intoxications !

Chaque année, des milliers de cas d’intoxication au champignon sont répertoriés en France. Pour éviter ce problème qui peut parfois avoir des conséquences fatales, il importe de prendre les mesures adéquates. Il faut déjà savoir faire le tri entre les différents types de champignons.

Les précautions à prendre au moment de la cueillette des champignons

Depuis le début du mois de juillet, près de 240 cas d’intoxication aux champignons ont été recensés. Dans certains cas, les intoxications sont telles qu’elles peuvent entraîner un décès. Des troubles digestifs et des complications rénales peuvent en être d’autres conséquences. Pour ne pas être victime d’intoxication, prenez des précautions au moment de la cueillette.

Tout commence par l’identification du champignon : si vous ne savez pas de quel type de champignons il s’agit, il vaut mieux s’abstenir. Il convient de ne pas prendre les champignons qui ont poussé à proximité des zones industrielles ou au bord de la route, car ils ont tendance à concentrer les polluants.

Dans votre panier, séparez bien chaque espèce de champignon, et ne les consommez qu’après avoir eu la certitude que ce sont bien des champignons comestibles. Pour cela, l’avis d’un spécialiste est nécessaire. Si vous prévoyez de conserver les champignons au réfrigérateur, il est recommandé de les placer dans un bac à part.

Si malgré ces précautions, des vertiges, des troubles visuels, des vomissements et autres symptômes apparaissent, appelez immédiatement le SAMU ou le centre antipoison. Même 12 heures après la cueillette, la vigilance est toujours de mise dans la mesure où les symptômes d’intoxication peuvent apparaître tardivement.

Comestibles ou vénéneux ?

Certaines espèces de champignons sont à éviter absolument, parce qu’ils sont vénéneux : le bolet satanique, le bolet des loups, la russule émétique et la fausse-oronge. Bien sûr, en cas de doute, il vaut mieux s’abstenir.

D’autres espèces sont, quant à elles, facilement reconnaissables, et vous avez plus de chance de les rencontrer lors de vos promenades en forêt. Il en va ainsi de plusieurs types de cèpes : celles de Bordeaux, à tête noire ou d’été. Le coprin chevelu, la coulemelle, la lépiote déguenillée, la girolle, le lactaire délicieux ou sanguin, la trompette-des-morts ou encore le marasme des Oréades sont d’autres variétés que vous pouvez très bien cuisiner. On les reconnaît à leur pied, leur chapeau ou encore leurs couleurs.

jeudi 16 octobre 2014, par Romain Morillon