Accélérez le rythme pour une meilleure santé

La marche est déjà une bonne initiative chez les seniors, mais marcher plus vite est encore plus bénéfique. C’est en tout cas ce que révèle une étude menée par des chercheurs de l’Inserm en collaboration avec l’Université Pierre et Marie Curie.

Le déroulement de l’étude

L’étude effectuée par l’Inserm et l’Université Pierre et Marie Curie concerne les personnes âgées de plus de 65 ans. Les premiers bilans réalisés ont débuté en 1999. Des consultations régulières étaient menées afin de permettre un suivi rapproché quant à d’éventuelles évolutions de maladies liées à la démence ou à des problèmes cardiovasculaires. L’équipe de chercheurs s’est notamment focalisée sur le lien entre la vitesse de la marche et la mortalité. En effet, si d’autres études avaient déjà révélé une corrélation, le lien entre la durée de vie et la vitesse de la marche à pieds n’avait pas été encore clairement mis à jour.

L’étude qui a duré cinq ans est fondée sur la mesure de la vitesse de marche des personnes entre 65 et 85 ans. Pour cela, elles étaient invitées à marcher sur une distance de six mètres en adoptant leur vitesse de marche habituelle. Des cellules photoélectriques étaient à l’occasion utilisées pour mesurer leur vitesse de marche. A partir des données relevées, la vitesse de marche était divisée en trois catégories à savoir lente, moyenne et rapide. On a par la suite pu calculer le risque de décès pour chaque rythme. Les résultats sont clairs, les personnes marchant lentement sont à 44% de plus que les autres exposées à un décès lié à un problème cardiovasculaire.

Une marche lente obligée chez certaines personnes âgées

Cependant on constate que marcher lentement n’est pas toujours un choix chez les personnes âgées. En effet, plus ces dernières souffrent d’une maladie chronique susceptible de provoquer des problèmes cardiovasculaires, moins elles parviennent à se déplacer normalement. Elles sont donc moins capables de suivre une bonne cadence de marche. Cela signifie, si on ne le savait pas déjà, que la vitesse lente de la marche ne reflète pas toujours un choix chez les seniors mais que ces derniers y sont particulièrement restreints.

D’ailleurs, l’étude montre que l’effet de la vitesse lente de la marche n’a pu être observé que deux ans et demi après le début des recherches. On peut ainsi en déduire que l’effet néfaste de cette habitude ne se manifesterait qu’à moyen terme. Grâce à cette étude, on peut désormais envisager d’effectuer un test de mesure de vitesse de la marche chez la personne afin de connaître son état de santé et de lui prodiguer des soins adéquats. Par ailleurs, il serait préférable de prendre l’habitude de marcher plus vite tant que votre santé vous le permet.

jeudi 17 décembre 2009, par Carole Mercier