Retraite : partir à l’étranger pour faire du bénévolat

Quand on a longtemps été actif, la retraite sonne parfois comme des vacances pas toujours souhaitées. Si beaucoup de nouveaux retraités tentent de s’occuper avec des voyages organisés, des activités en famille, notamment avec les petits-enfants ou un peu de jardinage, d’autres décident de revenir à leurs premières aspirations qui étaient de changer le monde. Alors, pour continuer à vous occuper, à vous rendre utile et surtout, pour vivre une expérience exceptionnelle, essayez le bénévolat, mais à l’étranger.

Où et pourquoi partir faire du bénévolat à l’étranger ?

Edmund Burke disait : « Le mal prospère à cause de l’inaction des gens de bien ». Grâce à leur expérience et leur disponibilité, de plus en plus de seniors sont intéressés par le bénévolat, une belle manière de faire le bien autour d’eux, et surtout de venir en aide à des personnes qui en ont grandement besoin. Pour ceux qui ont le goût de l’aventure, des défis et des nouvelles expériences, il existe de nombreux domaines dans lesquels ils peuvent intervenir en tant que bénévoles à l’étranger.

Les missions à l’étranger se situent :
• En Afrique où l’urgence en matière sanitaire, médicale et éducative est permanente ;
• En Asie, dans des pays comme le Cambodge, le Sri Lanka, la Mongolie, la Birmanie, le Laos, le Vietnam, le Népal, l’Inde où les conflits et les catastrophes naturelles ont engendré beaucoup d’orphelins ;
• En Amérique du Sud où les projets d’écovolontariat foisonnent afin de protéger la nature unique de la région et promouvoir l’agriculture durable.

Quelles sont les limites du bénévolat à l’étranger ?

Contrairement aux idées reçues, la retraite ne représente pas forcément le moment idéal pour s’orienter vers le bénévolat. Ainsi, seuls 29% des 60-69 ans s’engagent tandis que chez les plus de 70 ans, les chiffres chutent à 19%.

L’une des raisons des échecs du bénévolat est sans doute une désillusion rapide. En effet, beaucoup de seniors s’y lancent dans le simple but de s’occuper, pour compenser le vide créé par la retraite. Or pour des missions parfois difficiles à l’autre bout du monde, la motivation doit être infaillible, sous peine de rebrousser chemin.

L’autre motif de l’absence de succès du bénévolat à l’étranger est la transposition dans l’association des réflexes en entreprise. La plupart des ONG sont administrées par des retraités qui ont été cadres ou patrons et souvent, ils assimilent la fonction honorifique de « président » à un rôle de chef hiérarchique. Les missions à l’étranger deviendront des sources de dissensions entre les membres, notamment si des décisions sont imposées sans concertation.

Enfin, il faut bien l’avouer, l’âge rend moins résistant aux infections et aux conditions de vie des pays pauvres. L’environnement tropical impose des précautions et des restrictions à suivre au quotidien qui, finalement, lasseront et aboutiront plutôt à la signature d’un chèque généreux en guise de participation, une fois de retour en France.

dimanche 16 août 2015, par Romain Morillon