Le point sur l’assurance dépendance

L’assurance dépendance permet à l’assuré de subvenir à ses besoins en cas de perte d’autonomie. Avant de souscrire à ce type d’assurance, de nombreux facteurs sont à prendre en compte, tels que l’âge, la cotisation et le mode de versement de la rente.

Le principe du contrat d’assurance dépendance

L’assurance dépendance se définit comme un ensemble de garanties dont bénéficie l’assuré en cas de perte d’autonomie. Cette perte d’autonomie peut être causée par un accident ou une maladie. Elle peut aussi être liée à l’âge. L’assurance dépendance peut être incluse dans un contrat de prévoyance ou un contrat d’assurance vie.
La perte d’autonomie s’échelonne sur plusieurs niveaux. À partir d’un certain niveau, la rente est versée. C’est le cas lorsque l’assuré ne peut effectuer trois des quatre actes basiques quotidiens, à savoir manger, faire sa toilette, s’habiller et se déplacer. Il est alors question de dépendance totale. Si la dépendance est partielle, les termes du contrat liant l’assuré à sa compagnie d’assurance serviront de référence pour déterminer si la garantie joue ou non.

Il est préférable de souscrire à une assurance dépendance entre 55 et 60 ans. Au-delà de cette tranche, l’âge peut affecter l’état de santé. Si c’est le cas, l’assurance peut refuser la candidature, ou peut demander le paiement de cotisations plus élevées. En deçà de cette tranche d’âge, le montant de la cotisation peut être réduit, mais la durée de paiement est plus longue, ce qui revient à payer un montant assez conséquent.

Paiement des cotisations et versement de la rente

Le montant de la cotisation est fixé contractuellement. Toutefois, il peut être revu à la hausse, notamment si l’assurance constate que le contrat est déficitaire. Cette hausse peut être plafonnée à 5 % par an. Certaines compagnies se réservent pourtant le droit de réévaluer le montant selon leur convenance. Le non-paiement des cotisations peut entraîner la perte de toutes les garanties contractuellement prévues.

Le versement de la rente survient trois mois après qu’un médecin-conseil ait validé le constat de l’état de dépendance. Certaines compagnies prennent la décision de repousser cette échéance jusqu’à la consolidation de l’état de dépendance, c’est-à-dire jusqu’à ce que le médecin puisse confirmer qu’aucune amélioration de l’état de santé ne peut être attendue.

Les pièges à éviter

En cas de décès de l’assuré, l’intégralité des garanties de l’assurance dépendance est perdue. Pour éviter cette situation, il est préférable de rattacher le contrat d’assurance dépendance à un contrat d’épargne. Si l’assurance dépendance est combinée à un contrat d’assurance vie, les frais de gestion peuvent être élevés, passant du simple au double. Or dans ce type de combinaison, seuls les cas de dépendance totale donnent lieu à un versement de la rente.

mercredi 13 août 2014, par Romain Morillon