Sites de petites annonces : les arnaques les plus courantes

Les sites de petites annonces suscitent de plus en plus l’engouement des Internautes. Ils constituent également un terrain de chasse favorable aux escrocs. Voici les arnaques les plus courantes dans ce secteur.

L’arnaque « PayPal »

Lorsque vous mettez en vente un objet d’une valeur plus ou moins importante sur une telle plateforme, méfiez-vous quand l’acheteur n’accepte aucun autre mode de paiement à part PayPal. Certes, c’est un système fiable, mais là n’est pas le problème ! Il se peut que vous receviez un e-mail confirmant que votre interlocuteur a dûment versé l’argent et que vous seriez crédité après expédition du colis. Malheureusement, vous n’aurez jamais cette somme puisque l’escroc vous aura envoyé un faux courriel. Souvenez-vous que PayPal n’adresse jamais d’e-mail de ce genre.

L’arnaque à la « nigériane »

Les auteurs sont souvent basés dans un pays ouest-africain. Les propositions portent sur la vente de jeux vidéo ou la location de biens immobiliers. Pour écarter tout éventuel soupçon, les annonceurs demandent à leurs correspondants de verser le montant requis sur un compte bancaire domicilié en Hexagone. Le bien proposé n’existe pas, l’argent s’est volatilisé puisque le titulaire du compte s’est empressé de le reverser dans une autre banque établie à l’étranger après avoir soustrait sa commission.

Le mandat anonyme

L’arnaque au « mandat anonyme » est plus ou moins similaire. Elle est mal ficelée, mais elle fait encore de nombreuses victimes. Les escrocs demandent un paiement via un système permettant d’envoyer anonymement de l’argent, tel que Western Union, à destination d’une personne résidant généralement à l’étranger. Ils affirment qu’ils ne toucheront pas le mandat tant que l’acheteur ne recevra pas livraison du paquet. Au final, ce dernier ne recevra rien du tout alors que le pseudovendeur s’est empressé de retirer l’argent.

Le paquet scellé

Cette arnaque est courante dans les annonces figurant dans la rubrique multimédia, comme les téléphones mobiles, les tablettes et les ordinateurs portables. Les escrocs proposent un article neuf, encore dans son emballage d’origine à un prix très doux. Les intéressés se donnent rendez-vous et le vendeur apporte un paquet bien scellé que l’acheteur ne peut ouvrir qu’après avoir payé. L’acquéreur s’exécute en toute confiance. Pendant qu’il défait l’emballage, le vendeur trouve le moyen de disparaître. Et là, l’acheteur se retrouve avec un produit en mauvais état ou une piètre version ou tout simplement un « lest ».

jeudi 19 mars 2015, par Romain Morillon