L’après ménopause ne doit pas signifier absence de libido.

La ménopause peut s’identifier à l’arrêt de l’ovulation chez la femme. Néanmoins elle ne doit pas s’associer, à tort, à « libido zéro ». Entrer dans la tranche d’âge des personnes « mûres », dites aussi seniors ne signifie pas forcément arrêt de la sexualité. La meilleure solution, c’est d’affronter la situation en recourant à tous les moyens possibles pour retrouver sa libido. Voici quelques conseils pour affronter la baisse de la libido après la ménopause.

Etre en forme pour retrouver sa libido.

Premièrement, il faut combattre le stress qui induit principalement la nervosité et diminue la libido. L’excitation sexuelle dépend en effet de l’état de son système parasympathique qui est affecté par la tension nerveuse générale. Plusieurs solutions : déculpabilisez-vous de ne pas être « extraordinaire » et de ne pas toujours être en forme quoi qu’il arrive ; donnez-vous du temps pour vous détendre (massage, thalassothérapie, balades à deux…). Pour vous aider, remplacez le thé et le café par des produits homéopathiques (phosphorus, sepia…) ou des infusions phytothérapiques (tilleul, verveine officinale…).

Deuxièmement, faites des exercices physiques. Il n’est pas nécessaire de pratiquer des sports durs et éreintants. Le sport est « à consommer avec modération ». Un peu de marche à pied de temps en temps, un peu de vélo ou de natation vous feront le plus grand bien. Les activités physiques nous évitent le surpoids et incitent une plus grande sécrétion de testostérone et d’endorphines, indispensables pour une sexualité épanouie.

Baisse de la libido : des solutions existent !

Pour une meilleure assurance lors des moments intimes, il est parfois préférable de trouver des solutions plutôt simples mais efficaces. On peut par exemple intervenir directement sur la partie du corps qui est la plus concernée. Il faut en effet optimiser les muscles internes relatifs au vagin. Le fait de les muscler ne s’apparente en rien à une activité sportive, mais plutôt à quelques entraînements quotidiens. Le but est de pouvoir contracter à plusieurs reprises les muscles du périnée pour plus de plaisir lors des moments câlins. Afin d’y arriver, pratiquer le « stop-pipi » que les gynécos préconisent après les accouchements. Pour commencer, retenez puis relâchez plusieurs fois vos muscles lors de la miction. Quand vous aurez localisé les muscles, refaites l’exercice partout où vous êtes en contractant ces muscles, puis en relâchant, en contractant et ainsi de suite…

Il est bon à savoir que la lubrification naturelle intime diminue avec l’âge, et ce à partir de la trentaine. La raison est que le taux d’oestrogènes baisse au fil du temps entraînant avec lui la perte d’élasticité et l’amincissement des parois vaginales, pouvant induire des rapports douloureux. Pour contourner le problème, privilégiez en premier lieu les préliminaires. En second lieu, pensez aux lubrifiants à base d’eau, utilisez les traitements oestrogéniques locaux ou appliquez les traitements hormonaux qui se prescrivent en substitution des hormones naturels après la ménopause.

Faites appel à la médecine

Dans tous les cas, la meilleure solution est de se référer à l’avis d’un médecin ou d’un spécialiste. Pensez à consulter un gynécologue. Par sa spécialité, il peut identifier, physiquement et précisément d’où peut venir le problème. Même si vous considérez que la sexualité est avant tout une affaire de couple, il vaut mieux consulter puisque selon le Dr Buhler, une diminution de la libido peut être un signe précurseur d’une dépression nerveuse. Ce gynécologue et spécialiste de la ménopause explique également que cet état peut être la conséquence d’un problème de thyroïde.

Enfin, consultez un psychologue. Parler peut réduire le stress, l’angoisse… Cela aide à retrouver sa confiance en soi. Par ailleurs, baisse de la libido ne signifie pas forcément problèmes physiques mais éventuellement mentaux. Les troubles peuvent être dus à la difficulté d’accepter l’état dans lequel on est après la ménopause : infertilité, changement de son aspect physique… Les moments câlins n’étant en rien une obligation, consulter dès que la baisse de la libido vous fait souffrir.

samedi 10 octobre 2009, par Carole Mercier