Accueillir un chien guide d’aveugle chez soi

Devenir famille d’accueil d’un chien guide d’aveugle est un engagement philanthrope qui ne peut se faire que si vous aimez les animaux. En accueillant un chiot, vous êtes chargé de le socialiser en vue de devenir un bon compagnon pour son futur maître déficient visuel.

En tant que famille d’accueil, quelle est votre mission ?

Vous êtes chargé d’accueillir un chiot de trois mois au moins. Son séjour chez vous est de neuf mois au maximum, et pendant cette période, votre objectif est de le socialiser. Cette socialisation est un facteur essentiel pour que le chiot soit à même d’être un bon guide d’aveugle. D’une manière générale, vous devez habituer ce futur guide à toutes les situations de la vie courante. Dans ce sens, il doit vous accompagner quasiment en permanence.

Vous êtes aussi chargé de son éducation et de lui faire comprendre certaines règles simples, comme le fait d’être propre, de ne traverser que lorsque la circulation le permet, de circuler calmement dans la rue… En tout, grâce à vous, il est à même de comprendre et d’exécuter environ 50 ordres.

Quelles sont les conditions à remplir pour être une famille d’accueil ?

Si vous n’aimez pas les animaux, ce rôle de famille d’accueil n’est pas fait pour vous. Si vous ne disposez pas du temps nécessaire pour vous en occuper, ou si vous êtes très fréquemment en déplacement, il est préférable de renoncer. En effet, l’assistance à des sessions de formation plusieurs fois par semaine dans une école pour chien guide d’aveugle figure parmi vos obligations en plus que celles que vous remplissez au quotidien.

Une responsable au sein de l’école Chiens guides de Paris, Corine Cavrot-Bugeat, apporte une explication. La sélection ne se fait pas en fonction du statut de la famille d’accueil. Il peut s’agir d’une famille monoparentale, d’un retraité ou d’une famille avec trois enfants… Il n’y a pas non plus de critère basé sur les revenus, car tous les frais relatifs à la présence du chiot chez vous sont pris en charge par l’école qui le place.

Par contre, pour préserver l’état de santé du chiot et pour ne pas l’exposer au risque de dysplasie de la hanche à force de monter et descendre les escaliers, les occupants d’un logement situé au troisième étage sans ascenseur ne sont pas éligibles.

lundi 5 octobre 2015, par Romain Morillon