Le THS ou traitement hormonal substitutif

Lorsqu’elle engendre des désagréments importants, la ménopause peut être accompagnée d’un traitement hormonal substitutif afin de diminuer les risques de maladies cardiovasculaires ou d’ostéoporose.

Le THS pour soigner les troubles climatériques

Le THS ou traitement hormonal substitutif est administré à 2 catégories de femme précises. D’abord, aux femmes atteintes de troubles du climatère. Ces troubles regroupent principalement les troubles du vagin, de l’urètre, les bouffées de chaleur, les troubles de l’humeur ou encore le déséquilibre de la peau.

Selon l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ou Afssaps, l’ensemble de ces troubles peut être traité grâce à une cure hormonale à partir du moment où il entrave la qualité de vie du sujet. Toutefois, le traitement hormonal substitutif sera dans ce cas administré pour une courte durée et devra nécessiter un dosage minimal. Aussi, la patiente effectuera une analyse d’évaluation une fois par an, afin de déterminer la poursuite ou non du traitement.

Le THS pour prévenir l’ostéoporose

En cas d’apparition de risque d’ostéoporose, une femme ménopausée peut également bénéficier d’un traitement hormonal substitutif. Ce soin sera administré à la place d’un traitement à même visée, qui n’aura pas été bénéfique pour la patiente. Aussi, avant d’y recourir, cette dernière devra adopter une meilleure hygiène de vie.

Par exemple, diminuer, voire cesser la consommation d’alcool en cas d’ingestion excessive ; arrêter le tabac ; pratiquer une activité physique au quotidien afin notamment de limiter la prise de poids. De plus, son alimentation devra être enrichie en vitamine D et en calcium. En somme, le THS ne sera administré qu’en cas de risque élevé d’ostéoporose et en dernier recours.

Contre-indications du THS et mesures à prendre

Un traitement hormonal substitutif est contre-indiqué dans plusieurs situations : lorsqu’on possède des antécédents thromboemboliques (complications veineuses) ou en cas de fibromes. Aussi, notons qu’un trouble climatérique n’est pas lié à la ménopause s’il apparaît avant l’arrêt des menstruations. Bien sûr, si on ne présente aucun signe de bouleversement du climatère ou risque d’ostéoporose, le THS ne peut être prescrit.

Seul le médecin est en mesure de décider de la nécessiter de suivre ou non ce type de traitement. Si les médicaments du THS sont généralement administrés par voie cutanée, sous forme de gel ou de patch, le soin est personnalisé selon chaque femme. En effet, la composition hormonale devra être choisie en fonction des symptômes de la patiente et de son mode de vie.

mardi 14 septembre 2010, par Carole Mercier