Les seniors sont-ils asexués ?

La sexualité des seniors est un sujet de discussion sulfureux dans la société. Nombreux sont ceux qui pensent que la vieillesse signifie l’arrêt total des relations sexuelles. Cette considération est-elle irréfutable ?

Les préjugés relatifs aux performances sexuelles des seniors

Nombreuses sont les personnes qui pensent être en fin de vie à l’approche de la cinquantaine. Cette auto mésestimation résulte du fait que les gens ont toujours des préjugés plutôt péjoratifs à l’endroit des personnes âgées, notamment au niveau de leurs performances sexuelles dans une vie de couple. La majorité estime que les relations sexuelles ne sont plus à la portée des seniors. Le corps devient faible, la libido est en perpétuel affaiblissement et les désirs sexuels ne sont plus ce qu’ils étaient. A ne considérer que l’opinion de la masse, les relations sexuelles n’ont plus lieu d’être chez les seniors. Autant de préjugés font du troisième âge une période triste et ennuyeuse de la vie.

La sexualité des seniors }} L’hédonisme n’est nullement le privilège de la jeunesse. Il est vrai que la santé physique des seniors est défaillante comparée à celle de la jeunesse. Cependant, cette défaillance physique n’influe pas nécessairement sur l’état d’âme et la puissance sexuelle des seniors. Ceci s’explique par le fait que la joie de vivre est fonction de l’ampleur de notre optimisme. Les performances sexuelles quant à elles, dépendent notamment du degré d’attirance éprouvée envers la personne aimée. La sexualité des seniors est, contrairement aux préjugés, plus libre et plus épanouie. Malgré les modifications corporelles telles que les rides ou divers types d’affaissements cutanés, un mari amoureux verra toujours sa femme belle et désirable. L’intensité de l’amour rehausse de manière significative la libido et rend les rapports sexuels plaisants. L’amour est la raison qui pousse les gens à s’adonner aux rapports sexuels. Tant que l’amour perdure, le désir ne risque pas de diminuer malgré l’affaiblissement du corps.

mardi 26 mai 2009, par Carole Mercier