Chirurgie mammaire : à savoir avant de sauter le pas

Que vous désiriez augmenter le volume de vos seins ou subir une réduction mammaire, voici les points essentiels que vous devez connaître avant de vous lancer dans une chirurgie mammaire.

Comment choisir son chirurgien ?

Il est préférable de choisir un chirurgien qui figure dans l’annuaire du conseil de l’ordre. Il est aussi conseillé de consulter au moins deux professionnels non seulement pour comparer les prix, mais aussi pour vous rassurer. Vous pouvez bien évidemment vous renseigner autour de vous, si quelqu’un de votre entourage a déjà eu recours à la chirurgie mammaire.

Le délai de réflexion

Durant la consultation, le professionnel est tenu de vous expliquer tout ce qui entoure cette opération. Il doit vous donner un devis détaillant l’acte à effectuer, les détails de l’hospitalisation et de l’implant, ses honoraires, les frais de bloc opératoire ou pour l’anesthésie. Avant de signer un document qui témoigne de votre consentement, vous avez un délai de réflexion de 15 jours durant lequel vous pouvez encore changer d’avis.

Vous ne devez en aucun cas verser une avance lors de la première consultation, car cela risque de vous forcer à subir l’opération même si vous avez changé d’avis. Une fois l’intervention achevée, il faut faire un contrôle après trois mois, puis 6 mois et un an. Il est ensuite recommandé de retourner chez le chirurgien au moins une fois par an.

La composition d’un implant mammaire

Les implants mammaires utilisés de nos jours contiennent soit du gel de silicone, soit du sérum physiologique. L’avantage du premier type d’implant est le résultat très naturel. S’il y a rupture de l’implant, la fuite de silicone dans tout l’organisme est limitée par la viscosité du gel. Les prothèses contenant du sérum physiologique peuvent faire apparaître des plis ou des vagues. Ils peuvent aussi se dégonfler, mais sont totalement inoffensifs si jamais la prothèse venait à rompre. Les implants mammaires peuvent durer jusqu’à une dizaine d’années, après quoi il faudra les remplacer.

Où se trouve la cicatrice ?

Dans le cas d’une augmentation mammaire, le chirurgien pratique en général une incision au niveau de l’auréole, dans le sillon sous-mammaire. Dans de rares cas, cette entaille est faite dans le creux de l’aisselle. Une coque peut se former autour de l’implant, et devenir douloureuse et inesthétique. Elle devra faire l’objet d’une nouvelle intervention.

Lors d’une réduction mammaire, le praticien effectue une incision en forme de T inversé sous le sein. La cicatrice qui en résulte peut ne pas disparaître complètement.

Une intervention sous anesthésie générale

Quel que soit le type d’intervention, elle se déroule sous anesthésie générale. Il est alors déconseillé aux femmes de plus de 50 ans de subir une opération de chirurgie mammaire.

En cas de grossesse ou période d’allaitement

Vous devez laisser passer au moins une année après votre accouchement avant de subir une opération chirurgicale de vos seins. Il est aussi préférable de respecter ce même délai avant d’entamer une grossesse.

La prise en charge par la sécurité sociale

Seules les interventions d’augmentation mammaire faisant suite à une asymétrie mammaire importante, ou une malformation ou l’absence de glande mammaire sont remboursées par la sécurité sociale. Cette prise en charge est décidée uniquement par le médecin-conseil rattaché à cette institution. Dans le cas d’une réduction mammaire, cette prise en charge concerne les interventions se rapportant au retrait de plus de 300 g de glande par sein.

Les risques et autres complications

L’auréole risque de nécroser ou de s’infecter, mais ce sont des cas rares. Il y a aussi un risque d’embolie pulmonaire ou de phlébite. En cas de complication comme une asymétrie, une autre intervention sera nécessaire. Sachez que la pose d’implants mammaires n’augmente pas les risques d’avoir un cancer du sein.

lundi 15 août 2016, par Romain Morillon